Pénurie de gaz : le Tchad a déjà importé 40 citernes du Nigeria

Pénurie de gaz : le Tchad a déjà importé 40 citernes du Nigeria

La raffinerie de Djermaya, située à une trentaine de kilomètres au nord de N’Djamena, entre dans sa deuxième semaine de révision, privant ainsi les Tchadiens du gaz butane. Pour satisfaire le besoin de sa population, le Tchad se tourne vers ses pays voisins, principalement le Nigeria et le Cameroun afin de combler le vide.

Depuis le début de la pénurie de gaz qui secoue le pays, il y a quelques semaines, le Tchad a importé plus de 40 citernes de gaz du Nigeria avec la société Global Petrolium, a appris Tchadinfos.com des sources concordantes.  Cette importation vise à combler, d’après nos sources, le déficit en gaz dans le pays. Car, malgré la construction d’une raffinerie avec la société chinoise, CNPCIC, le Tchad n’arrive pas à satisfaire le besoin de sa population avec ce produit combustible. Entre-temps, en ville, le gaz se fait de plus en plus rare.

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Les citernes de gaz qui arrivent au Tchad passent par le Cameroun. Compte tenu du contexte sécuritaire, l’itinéraire initial a été détourné de 800 kilomètres supplémentaires via la ville tchadienne de Léré, dans le Mayo Kebbi Ouest. C’est pourquoi l’importation prend du temps et de temps en temps, il y a une rupture, explique-t-on du côté de l’ARSAT (autorité de régulation du secteur aval du Tchad).

Entre spéculation et stock de sécurité, les consommateurs peinent à avoir la bonbonne de gaz, indispensable pour les ménages. Les consommateurs font le tour de plusieurs points de vente ,ou de longues distances pour se procurer une bouteille chargée. D’aucuns passent toute une journée à chercher du gaz en vain. Alors que d’autres y accèdent facilement, en utilisant leurs connaissances ou en soudoyant certains revendeurs.  

Spéculation ? Oui ! Beaucoup de consommateurs rapportent avoir payé le gaz au double du prix officiel. La bouteille de gaz ne se vend plus aux points habituels, mais dans des concessions à l’intérieur des quartiers, par des particuliers. Des utilisateurs sont obligés de payer parce qu’il n’y a pas d’autres alternatifs.

La vente des fagots et du charbon de bois est formellement interdite. Les autres énergies de substitution notamment les fruits de doum ne suffisent pas pour couvrir les besoins de tous les ménages.

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