Tchad : battue par son mari, une femme perd la vie

Tchad : battue par son mari, une femme perd la vie

A Farcha dans le 1er arrondissement de N’Djamena, une femme a rendu l’âme après s’être fait violemment battre par son mari.

C’est précisément  dans le  quartier Farcha  Djougoulié que le drame s’est produit. Yanyam, femme au foyer a été violemment battue par son mari le lundi 17 février 2020. Dans un état grave, elle a été évacuée d’urgence à l’hôpital général de référence nationale où elle a rendu l’âme le mardi 18 février.

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Sa voisine, témoin des actes de violence que subissait souvent dame Yanyam raconte : mes  nouveaux voisins sont un couple qui se bat presque deux à trois fois par semaine. On entend toujours des cris, hurlements et pleurs venant de leur chambre. Ce  lundi 17 février ils ont commencé à se battre dans leur chambre porte fermée. L’homme finit par poignarder sa femme avec le couteau. Saisi de peur, il a ouvert la porte lui-même et l’a conduite à l’hôpital puis se rend à la Police volontairement. Il nous a été  rapporté que la dame a finalement rendu l’âme.

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Dans le même quartier, une autre femme qui vient d’accoucher à peine un mois a été gravement blessée par son propre mari avec une machette. Dans un état grave, celle-ci a été admise aux urgences le même jour dans la matinée du mardi  et son mari arrêté par la Police. Selon une de ses voisines, le monsieur n’est pas à son premier forfait. « En août dernier, il l’a gravement blessée à la main avec  le couteau. Cela a déformé la main de la dame mais ils se sont réconciliés et cette fois-ci c’est plus grave qu’avant parce qu’il l’a découpé avec la machette. Ça allait être sa mort mais elle a été évacuée rapidement à l’hôpital.»

Malgré les sensibilisations, les mentalités n’ont pas changé. Les femmes continuent par être violentées. Les autorités sont appelées à être rigoureuses dans l’application des textes réprimant de tels actes.

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Mouni Nguemadji Laurea

2 Commentaires

  1. Djobsou
    20 février 2020 at 11 h 06 min Répondre

    Quelle animosité aiguie régnante au Tchad !

  2. Lamine Mahamat Seitchimi
    21 février 2020 at 14 h 15 min Répondre

    Grave et très grave même.

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