Société : des voies publiques anarchiquement occupées perturbent la circulation

Société : des voies publiques anarchiquement occupées perturbent la circulation

L’occupation anarchique des routes occasionne de véritables problèmes de stationnement et de circulation. Celles longeant les marchés en sont des témoins probants. Cela reflète l’incapacité du pouvoir et surtout, l’incivisme de certains Tchadiens.

Scène banale mais illustrante à la lisière du grand marché. Un automobiliste gare sa voiture au perron d’un  magasin.  Le tenancier sursaute, l’intimant bruyamment de “déplacer ailleurs son tacot”. Le conducteur de demander, “où veux-tu que je la gare ?”. Le tenancier rétorque, “mets-la sur ton crâne si tu veux mais bouge…”.

Ces invectives sont apaisées par l’interposition des passants craignant une bagarre. Le matin, les allées menant au marché sont quasi bouchées. Cet esssaim est constitué de cars, taxis, motos, commerces, ambulants….Sur le goudron sud du marché, les vendeuses assises à même la chaussée derrière leurs étals de légumes obstruent complétement le passage. Debout à côté, un agent municipal guette ses taxes. Un peu honni, c’est à un enfant de la rue qu’il confie sa besogne. Le petit tend un panier dans lequel les vendeuses glissent des jetons en guise de patente. De connivence avec les taximen, ces vendeuses ont une technique simple pour esquiver les agents. Au vu de ces derniers au loin, elles s’empressent de dissimuler leurs marchandises dans les coffres des taxis et reviennent tranquillement se réinstaller après. Le trottoir et la chaussée sont ainsi occupés par des vendeuses, des marchands ambulants  et des véhicules. Le piéton, pour se frayer un chemin dans ce dédale, doit péniblement se faufiler.

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Cela ne doit l’être car, tout était deja cartographié à l’orée de N’Djamena. Les plans cadastraux ne sont pas seulement respectés mais, méprisés en dépit des dispositions légales en vigueur. Les routes sont ainsi récupérées à des fins commerciales (magasins, stations, commerces divers). Les communes sont“impuissantes voire laxistes’’.

A Dembé, des jeunes tiennent des parkings de fortune qui occupent près de la moitié du bitume. Ils sont côtoyés par des call-box, tabliers, des tapissiers, etc. Ils payent quotidiennement les agents municipaux pour y établir camp. Sans oublier également, les parterres environnant le viaduc à quelques pas de là, qui pullulent de commerces. Cela empiéte sur la circulation mais, les agents en faction là,  n’y prête guère attention.

Certaines rues sont à moitié des parkings privés au nez des forces de l’ordre. Parlant des bars et restaurants, ils sont allongés de tentes, bancs et tables qui débordent jusqu’au bitume.

Paraphrasant la maxime populaire, “il n’est jamais trop tard”, un urbaniste requérant  l’anonymat recommande ” des messures coercitives pour donner à la ville sa respiration et sa fluidité”. Il préconiseune “requalification” du plan cadastral de N’Djamena.

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D’après ce dernier, “dès qu’une voie est bitumée, elle devient une voie commerçante. Et quand, il y a activité commerciale, inévitablement un manque de stationnement se fait ressentir. L’avenue Mobutu est un modèle car des aires ou arrêts bus sont visibles sur les deux sens. Le zonage urbain n’est pas adéquat. Il faut délimiter les zones d’habitation des zones commerciales. Des expropriations et des constructions de rues piétonnes avec gares ou parkings à proximité sont nécessaires”. Certes, la Mairie fait des “opérations coups de poing” dans des marchés mais l’on remarque tristement qu’au lendemain, ce cercle vicieux recommence. L’Etat doit engager son autorité.

Bactar Frank I.

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