DIA ou prix du sang : que dit la note circulaire ?

DIA ou prix du sang : que dit la note circulaire ?

JUSTICE – Trois ministres ont signé une circulaire relative à la pratique de la Dia. Désormais, selon la circulaire, l’action publique ne pourra point être éteinte même en cas de règlement à l’amiable.

A la clôture de la 4e édition de la conférence des gouverneurs le vendredi 4 octobre à Abéché, le président de la République Idriss Déby Itno a critiqué ouvertement la pratique de la Dia qui, selon lui, affaiblit davantage le pouvoir de la Justice. Il a déclaré qu’ « il ne sera plus jamais question d’absoudre un crime de sang par le trachement d’une réparation civile négociée sur le dos de la Justice. »

Dans la même journée (4 octobre), le ministre de la Défense nationale Mahamat Abali Salah, celui de l’Administration du territoire Mahamat Ismael Chaibo et le Garde des sceaux, ministre de la Justice Djimet Arabi ont signé une circulaire pour appuyer la déclaration du chef de l’Etat. Dans cette circulaire, il est fait mention clairement que « dorénavant l’action publique doit être exercée quel que soit le règlement intervenu entre les parties. » « La pratique de la Dia est contraire aux textes en vigueur et encourage l’impunité », ont noté les ministres signataires de la circulaire. Et la consigne est stricte : « les autorités administratives, judiciaires, traditionnelles et coutumières sont tenues au respect strict des termes de la présente circulaire qui ne doit souffrir d’aucune dérogation. »

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La Dia, faut-il dire le rappeler, est une pratique qui consiste à verser une somme d’argent ou des biens en nature comme prix du sang en cas de mort d’homme dans un conflit. Sa pratique dans certaines communautés tchadiennes défraie la chronique. « Cette pratique est par essence anti républicaine car elle anesthésie l’action publique par un simple arrangement intercommunautaire. Cette pratique est profondément injuste car elle introduit une discrimination entre les citoyens en permettant aux meurtriers qui ont des moyens d’échapper à une peine pénale et en envoyant en prison celui qui est incapable de payer le prix du sang », a fait remarquer le président de la République Idriss Déby Itno.

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