OIF : les stéréotypes sexistes et la pesanteur sociale comme obstacles à l’éducation des jeunes filles

OIF : les stéréotypes sexistes et la pesanteur sociale comme obstacles à l’éducation des jeunes filles

Les problématiques liées à l’éducation des filles sont identiques dans tous les pays francophones. C’est ce qui ressort de la Conférence internationale sur l’éducation des filles et la formation des femmes dans l’espace francophone. Des mesures et des actions communes s’imposent.

Il est à reconnaitre que le taux de scolarisation des filles en Afrique subsaharienne a connu une évolution rapide de l’indépendance à nos jours. Malgré cela, les problèmes de l’éducation des filles se posent avec acuité.

Dans la plupart des sociétés  africaines, le bonheur de la jeune fille est dans le foyer et non à l’école. Ces stéréotypes sexistes, dès le plus jeune âge et tout au long de la vie ont un impact sur le maintien de la jeune fille à l’école, l’achèvement des cycles primaire et secondaire notamment en milieu rural.  

Les violences de genre en milieu scolaire constituent en ce sens un obstacle majeur au maintien des filles à l’école, du fait des pratiques traditionnelles telles que le mariage d’enfants, les mariages forcées et les grossesses précoces. Il est en effet fréquent que les filles contraintes au mariage ne soient plus autorisés à poursuivre leur scolarité, diminuant de facto leurs opportunités d’employabilité et d’autonomisation financière. Ce qui perpétue ainsi le cycle de la pauvreté.

Les pistes de solution

Les différents ministres en charge de l’éducation, de la formation et de la femme des pays francophones se sont tous accordés, à travers une table ronde,  qu’il faut l’implication de la communauté parentale dans la gestion de l’école, dans l’optique de briser les traditions empêchant la jeune fille de fréquenter.

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Les mesures qui sont fortement recommandées sont entre autres : l’octroi des bourses d’études aux meilleures élèves ; la gratuité de l’enseignement  au Tchad ;  l’engagement de la société civile et des ONG dans l’éducation des filles au Rwanda ; la mise en place d’une politique nationale d’équité et de genre au Comores, des décrets pour maintenir la fille à l’école au lieu de la marier au Niger. Il y a aussi l’alphabétisation et l’éducation des filles à travers le numérique en Côte d’Ivoire. Outre, la formation des enseignants de manière globale et des enseignantes de manière particulière, le développement des approches pédagogiques sont encouragés.

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