mercredi 26 janvier 2022

Journées scientifiques : le « gouvernement de l’entreprise » et ses impacts

Les deuxièmes journées scientifiques et partenariales des écoles doctorales de l’université de N’Djaména, prévues du 13 au 15 janvier, voient la présentation d’un thème intitulé : « gouvernance de l’entreprise », par le Prof Avocksouma Djona.

Il y a cinq grandes théories qui gouvernent l’entreprise, signifie le Prof Avocksouma Djona. Il s’agit des théories de la propreté ; de la convention ; de la performance organisationnelle ; des coûts transactionnels et la théorie de l’agence. « Nous appliquons ces théories parfois sans savoir leurs implications dans notre vie », se désole-t-il.

Le thème de son exposé : la gouvernance de l’entreprise ou le gouvernement de l’entreprise n’est pas un vain mot, dit-il. « Parce que c’est pratiquement le gouvernement d’entreprise qui aujourd’hui est en train de gouverner le monde. Pourquoi gouvernement d’entreprise ? parce qu’il est lié à l’organisation qui a un pouvoir qui est économique. En fait, c’est un pouvoir spécifique qui est exercé à l’intérieur de l’entreprise. Il est strictement lié au développement économique ».

Chaque fois qu’il y a les querelles entre les « grands » (puissances), argumente le Prof Avocksouma, celles-ci ont un impact limité. « Vous allez vous rendre compte qu’ils ne peuvent pas aller plus loin parce que leurs intérêts sont tellement impliqués que vous ne pouvez pas savoir si tel est votre ami ou votre ennemi ».

Lire aussi : Les journées scientifiques lancées à l’université de N’Djaména

A travers le gouvernement d’entreprise, c’est la gestion des intérêts qui est divergent. Et ces intérêts qui sont divergents font que quelque part, il faut édicter des règles pour harmoniser les relations. « Quand vous entendez que la France veut intervenir dans les pays africains, ce n’est pas gratuit. Il y a toujours des intérêts. Leurs bras armés qui sont les entreprises demandent la privatisation des entreprises qui étaient publiques ».

Dès lors, les règles vont être faites depuis les métropoles occidentales. «  Les entreprises ne vont plus produire pour la population mais pour les propriétaires. Dans les pays développés, l’argent permet de payer les chômeurs. Mais ici chez nous, l’argent se fait rare parce que les bénéfices sont rapidement expatriés », s’écœure-t-il.

« Quand vous voyez un chef d’État d’un pays occidental voyager, dans la délégation, au moins les ¾ sont des hommes d’affaires. Parce qu’être chef d’État dans ces pays-là, c’est être un agent pour le compte des intérêts des particuliers qui eux sont dans les conseils d’administration », estime l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur.

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