Safagri : des Tchadiens à la découverte des richesses agricoles d’ici et d’ailleurs

Safagri : des Tchadiens à la découverte des richesses agricoles d’ici et d’ailleurs

C’est un rendez-vous du donner et du recevoir qu’aucun Tchadien ne veut rater. Le premier Safagri, ouvert ce mardi à N’Djamena, a drainé une foule aussi bigarrée qu’avide de connaitre le domaine de l’agriculture.

Très tôt le matin, la circulation et les mouvements autour du  Palais du 15 janvier sont inhabituels.  Les véhicules faisant leur entrée au lieu de l’événement sont en fil indienne. Les piétons et autres motards forment un rang, histoire de faciliter la fouille à l’entrée. Plus on avance plus le Salon africain de l’agriculture prend forme et le lieu scintille aux couleurs de Safagri. 

« C’est formidable », se réjouit une jeune fille faisant son entrée dans le pavillon Dari. Ce mardi 12 mars, le Safagri a drainé une foule immense, de toutes les couches et de tous les âges. Des visiteurs qui se sont emparés de leurs plus beaux atours.

Le Safagri, c’est une opportunité qui nous est ouverte d’entrer dans le marché.

Fatimé Hachim, entrepreneure.

Soudain, des selfies et des séances photos interrompent les conversations entre amis. Chacun a ses objectifs : le Safagri, c’est un lieu de rencontre, d’échanges, de communication, pour les uns, et un moment d’entrer de partage d’expérience, pour les autres. « C’est une opportunité qui nous est offerte d’entrer dans le marché », commente la jeune entrepreneure Fatimé Hachim. « Surtout un lieu de réseautage », complète un autre entrepreneur.

Visite des stands à Safagri

Peu après la cérémonie d’ouverture, les visiteurs, encore plus nombreux, prennent d’assaut les différents stands. L’ambiance est bon enfant. Personne ne veut rentrer bredouille.

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Certains engagent un échange profond avec les exposants sur les produits cultivés au Tchad et qu’ils ignorent. Comme ce visiteur du stand des coopératives des femmes agricultrices du Tchad, qui découvre que le haricot soudanais est cultivé dans le Lac-Tchad.  « Donnez moi votre contact, je vous reviendrai vers vous », suggère-t-il.

D’autres visiteurs, le regard perdu, ne sachant quoi demander se contentent d’observer ou tendent l’oreille pour écouter les expliquassions données aux autres. 

A 13 heures, les visiteurs, las de faire des vas-et-viens, marquent une pause dans les restaurants et les lieux de rafraichissements installés pour la circonstance. Une manière de prendre du souffle et d’énergie pour se préparer aux festivités  de l’après midi.

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