Les forces de défense et de sécurité sont descendues le samedi 18 décembre pour chasser les fleuristes installés à côté de l’Institut français du Tchad (IFT). Nous sommes en mesure aujourd’hui d’apporter plus de précisions sur ce déguerpissement.

Les fleuristes à côté de l’Institut français du Tchad (IFT) n’ont plus le sommeil depuis quelques jours. En effet, le samedi 18 décembre, les forces de défense et de sécurité sont descendues en vue de les déloger.

Selon les documents que nous détenons, c’est le Centre des services et des affaires modernes (CSAM) qui est attributaire de ce terrain. En juin 2020, cette entreprise d’Adam Adaw Abdel-Nebi, spécialisée notamment dans la mécanique, l’agroalimentaire, l’entretien et la réparation des véhicules, a écrit au ministre d’Etat, ministre Secrétaire généal de la Présidence de la République, Kalzeubé Payimi Deubet une demande d’attribution dudit terrain en vue de construire un garage et un super marché. Un projet qui « créera une centaine d’emplois et contribuera à faire reculer sans aucun doute le taux de chômage, à travers le recrutement des jeunes », selon le CSAM.

A son tour, le ministre d’Etat, ministre Secrétaire général de la Présidence de la République a transmis la demande à la ministre de l’Aménagement du Territoire, du Développement de l’Urbanisme et de l’Habitat, Madame Achta Ahmat Bremé pour « suite à donner ».

En juillet 2020, la ministre Achta Ahmat Bremé notifie au Directeur général du CSAM que ce terrain de 4260 m2 pourrait lui être attribué et que le dossier serait programmé à la Commission nationale d’urbanisme pour « un éventuel entérinement ».

Le 4 août, le 1er adjoint au maire de l’époque, Ibrahim Wang Laouna Foullah, président de la commission de constat et de mise en valeur pour la ville de N’Djamena, informe le public de la demande d’adjudication du terrain par le Centre des services et des affaires modernes et donne une semaine pour les oppositions.

Le 25 août, Ibrahim Wang Laouna Foullah, assisté des représentants du cadastre, des domaines, de l’habitat et des affaires domaniales de la commune de N’Djamena, attribue le terrain au CSAM pour une somme de 127.587.000 FCFA, en précisant que les constructions principales devront être commencées dans un délai d’un an.

Le 7 octobre 2020, le CSAM se fait établir un titre de propriété.