mardi 6 décembre 2022

Violence sur l’archevêque de N’Djamena : un « sacrilège » selon les mouvements et associations des chrétiens catholiques du Tchad

Par la voix du président de l’Union des cadres chrétiens catholiques du Tchad (UCCT), Ngaradoum Alla-Ndigue, les mouvements et associations des chrétiens catholiques s’indignent contre les événements meurtriers d’Abéché et de Sandana et la répression dont a été victime l’archevêque de N’Djamena, Mgr Edmond Djitangar le 15 février 2022. C’est au cours d’un point de presse ce samedi à la radio Arc-en-ciel de N’Djamena. 

Les mouvements et associations des chrétiens catholiques élèvent la voix contre le traitement réservé à leur leader. En effet, l’archevêque de N’Djamena et président de la Conférence épiscopale du Tchad (CET), Mgr Edmond Djitangar a été violenté, comme les autres marcheurs le 15 février courant. Une marche dite pour la dignité et la justice suite à la tuerie de Sandana ayant fait une douzaine de morts mais également la manifestation sévèrement réprimée d’Abéché ayant fait au minimum une quinzaine de morts deux semaines plus tôt.

Mgr Edmond Djitangar qui a pris une douille de grenade lacrymogène au bas-ventre et une autre au genou, a indiqué qu’il se porte bien. Mais cela n’a pas empêché les catholiques de monter au créneau.

Au milieu, Ngaradoum Alla-Ndigue, le président de l’UCCT

« Notre pasteur, Mgr Edmond Djitangar Goetbé, venu marquer sa sympathie et présenter ses condoléances aux familles des victimes, a été violemment offensé et réprimé par les forces de défense et de sécurité, comme une vulgaire personne dans la rue », s’offusque Ngaradoum Alla-Ndigue, au nom des mouvements et associations des chrétiens catholiques du Tchad. Pour lui, il est « inimaginable et intolérable » que les autorités policières ne puissent pas identifier un pasteur de cette grandeur, connu pour ses prises de position en faveur de la paix et de la cohésion sociale au Tchad au point de le « brutaliser ». Cet acte, insiste Ngaradoum, est un « sacrilège » du symbole des autorités religieuses et spirituelles réunies dans la Plateforme interconfessionnelle qui intercède pour la paix, la justice et la cohabitation pacifique au Tchad.

En outre, les mouvements et associations des chrétiens catholiques se disent attristés par les violences subies par les populations d’Abéché et de Sandana. En s’interrogeant sur le bien-fondé du dialogue national en préparation dans un contexte marqué par l’insécurité, ils estiment que tous les événements « tumultueux » que le Tchad a connus doivent aider à la consolidation de la paix par la construction de l’unité nationale.

Ainsi, les mouvements et associations des chrétiens catholiques annoncent l’organisation le samedi 26 février prochain d’une journée de prière sur le site de la basilique à N’Djamena.

Lire aussi : Manifestation contre le massacre de Sandana : l’archevêque de N’Djamena “légèrement” blessé

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