Urbanisation : les défis de la ville de N’Djaména face à la pression démographique

Urbanisation : les défis de la ville de N’Djaména face à la pression démographique

Au regard des dernières actualités liées au travail des communes, votre site Tchadinfos ouvre un dossier sur les défis de la ville de N’Djaména face à l’explosion démographique. La principale question à laquelle il s’agira de répondre est : comment positionner la capitale tchadienne au rang des villes les plus compétitives ? Le dossier est réalisé suite à une réflexion du jeune tchadien Abdalmadjit Ali Ahmat, élève ingénieur des travaux de l’aménagement du territoire, environnement et gestion urbaine, de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. 

La capitale tchadienne s’étend aujourd’hui sur une superficie  de 395Km² pour une population de 1.243.994 habitants. D’après la projection de la Banque Mondiale, la population va passer à 3.000.000 d’ici 2035. Elle représente le seul pôle d’attractivité  du pays concentrant 40% de la population urbaine avec un taux de croissance démographique estimé à 7% par ans (Thèse N’garessem 98).

Cette démographie est accélérée quand on voit un peu la courbe évolution. Dans son analyse, Abdalmadjit Ali Ahmat informe que dans les années 1937, N’Djaména abritait 10.000 habitants. L’emprise spatiale quant à elle, était relativement faible (570ha Service  SIG Mairie, Thèse N’garesseme, 1998). Il a fallu attendre selon lui, une trentaine d’année, notamment vers les années 1970 marquée par la crise du monde rural en l’occurrence la sécheresse,  sous l’effet de l’exode rural, que la ville ait connu un étalement urbain significatif. La population est  passée de 10.000 à 130.000. Ce qui a conditionné d’ailleurs l’extension spatiale assez alarmante. Ainsi, la superficie de la capitale Tchadienne est passée de 570 hectares à 2840 hectares.

Ce qui pose selon Abdalmadjit Ali Ahmat problème : « une urbanisation inattendue par la ville car elle ne disposait d’aucun document de planification opérationnelle à cette époque. Cela a entraîné des occupations anarchiques au sein de la ville qui ne cessent de  provoquer des désordres urbains ». Comme exemple palpable, il cite la naissance de différents quartiers irréguliers ou sous intégrés en proie de tout risque d’inondations, d’insécurité, de la ségrégation socio-spatiale, de déconnexion totale du noyau urbain dû souvent à l’absence de moyens de transport, etc.

Dans le dossier, il sera question entre autres, des questions environnementales et socioéconomiques, de la pression démographique ainsi que des recommandations du jeune Abdalmadjit Ali Ahmat.

Un commentaire

  1. YOBOM Nassour
    31 juillet 2018 at 19 h 09 min Répondre

    L’urbanisation est un phénomène qui est de plus en plus croissante, surtout en Afrique subsaharienne ( Habitat IlI,2016). Au Tchad, 22% (RGPH2,2009) de la population est urbaine et 89, 3% de cette population reside dans les bidonvilles. En effet, la capitale N’Djamena est touchée car, elle abrite 41% de cette population urbaine. A travers ces chiffres , le phénomène d’urbanisation dans la capitale tchadienne constitue un problème majeur et doit interpeller tous les acteurs urbains du Tchad.
    Cette problématique relève surtout de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. Pour l’amenagemment du territoire, il faut une mise en place d’une politique adéquate pour promouvoir le développement l’’équilibré entre les différents régions Tchad. Il s’agit surtout en termes de couverture en d’équipements sociocollectifs et services urbains de bases. Il convient de mentionner que le Tchad dispose d’un Schéma National d’Amenagement du Territoire ( SNAT, 2013). En matière de développement économique et d’Aménagement du territoire, ce document a pour vision de faire du à l’horizon 2035: un pays avec un territoire national économiquement puissant et équilibré où reigne la paix, la solidarité, la cohésion sociale et la justice sociale et où le développement durable et le bien être de la population sont garantis.

    Dans le domaine de l’urbanisme, au vue des enjeux de démographiques et économiques, la ville capitale doit se servir des documents de planifications ( SDAU, POS, PDC, etc) pour orienter son développement durable ( social, économie et environnement). Notons que le document d’urba en vigueur à N’Djamena est le Document Cadre de Planification Urbaine de la ville de N’Djamena (DCPU,2008). Il indenfie un certain nombre d’actions et opérations à mener afin d’intégrer les quartiers sous intégrés dans le dynamisme de développement de la ville de N’Djamena.

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