Unicef : Au Tchad, 1 enfant sur 2 né avec le VIH n’atteint pas son deuxième anniversaire

Unicef : Au Tchad, 1 enfant sur 2 né avec le VIH n’atteint pas son deuxième anniversaire

Environ 18 000 enfants vivent avec le VIH – et 84% d’entre eux ne bénéficient d’aucun traitement. Par ailleurs, seulement 15 % des femmes déclarent avoir effectué un test du VIH. Malgré l’engagement des autorités Tchadiennes dans les domaines de la prévention et de la prise en charge du VIH et SIDA, le Tchad est classé parmi les 5 pays de la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre où la prévalence du VIH et Sida reste la plus élevée.

Partant de cette volonté commune de changer cette situation, l’UNICEF et l’Assemblée Nationale ont rassemblé leurs efforts pour soutenir le Réseau des Parlementaires chargé du VIH et SIDA. Le Réseau a présenté, ce lundi 27 juin 2016, son plan d’action pour apporter des solutions concrètes à la lutte contre la pandémie et mettre en place un dispositif législatif et réglementaire efficace.  « C’est ce que les populations qui nous ont mandaté attendent. Nous jouerons notre partition et contribuerons à l’effort collectif en tant que décideurs soucieux de l’avenir de notre pays et du bien-être des populations, » a déclaré Dr Jacques Laouhingamaye, Président du Réseau des Parlementaires chargé du VIH et SIDA.

Les progrès réalisés au cours des 3 dernières années sont encourageants, notamment grâce à la gratuité des soins et la mise à échelle des services de Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant (PTME). A titre d’exemple, le nombre de femmes enceintes qui reçoit des antirétroviraux est passé de 12% en 2012 à 38% en 2015.

Selon les estimations de l’ONUSIDA, parmi les populations touchées par le VIH, les adolescents sont le seul groupe pour lequel les chiffres relatifs à la mortalité ne sont pas en diminution. « La plupart des adolescents qui meurent de maladies liées au VIH ont été infectés par le virus à la naissance ou pendant leur adolescence et ignorent souvent leur statut sérologique, parce qu’ils ne sont pas autorisés à faire le test sans le consentement des parents ou de leur tuteur », a déclaré Thomas Munyuzangabo, Chef de Programme VIH et Sida de l’UNICEF. « Il est crucial que les jeunes et les adolescents qui sont séropositifs aient accès à un traitement, à des soins et à un soutien, » a-t-il conclu.

La création du Réseau des Parlementaires chargé du VIH et SIDA permettra aux députés de jouer leur rôle en matière de lutte contre cette pandémie. Le Réseau plaide notamment pour appuyer des mesures permettant le diagnostic précoce du VIH chez l’enfant ; intégrer la PTME dans toutes les formations de santé offrant des services de consultations prénatales ; attirer l’attention des décideurs sur la prévention ; et mobiliser des ressources nécessaires pour une réponse efficace qui contribuera à l’élimination de la transmission du VIH de la mère a l’enfant d’ici 2030.

Selon le Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS), la prévalence du VIH au Tchad est passée de 2.5 % en 2012 à 1.6% en 2015 au niveau national. Malgré ces progrès, le taux d’infection au VIH est particulièrement élevé parmi les populations vulnérables, Chez les professionnels du sexe, il est  estimé à 25,5 % dans la capitale, N’Djaména et 20% au niveau national.  Selon le CNLS, 8300 nouvelles personnes sont infectées par le virus chaque année au Tchad et on estime que 8500 personnes sont décédées du Sida en 2014 contre 23,000 en 2005.

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