Une victime du faux conseiller du PCMT raconte comment il lui a escroqué 10 millions de FCFA

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Présenté ce vendredi 4 février à la presse, l’un des présumés malfrats qui se fait passer pour un conseiller à la présidence a escroqué une somme de 10 millions de francs CFA à un monsieur. Voici le témoignage de la victime.

Tout a commencé par un appel téléphonique anonyme, explique la victime qui souhaite garder l’anonymat. « j’ai reçu un appel anonyme, la personne me demande d’aller consulter ma boite e-mail. Lorsque j’ai ouvert ma boite, effectivement il y a eu un document intitulé recrutement au poste de directeur régional. Il demande mon CV réactualisé en toute urgence pour présenter notre candidature aux prochaines échéances consultatives dans un organisme sous régional de premier ordre » raconte la victime. « J’ai aussitôt consulté un ami qui m’a dit que c’est ma chance », a-t-il ajouté.  

Pour lever toute équivoque dans l’esprit de sa victime, le présumé malfrat a envoyé à sa victime un mandat  avec la signature imitée du Chef de l’État.

« J’ai réfléchi avec mon ami sur la question. Nous nous sommes interrogés sur l’authenticité du mandat, en nous demandant qui peut avoir l’audace d’imiter la signature du Chef de l’État, nous avons conclu que le mandat est vrai », raconte la victime.

Selon la victime, il s’agit d’un poste pour l’Afrique centrale où il y a trois candidats : un Gabonais, un Congolais et un Tchadien. Le 16 décembre, je reçois l’appel de ce malfrat m’annonçant que le président de la République soutient ma candidature », explique-t-il.

« Toutes ces tractations se passent au téléphone seulement, il n’a jamais voulu me rencontrer. Lorsque j’ai demandé à le voir, il me disait qu’il est en voyage », poursuit la victime.

Ainsi après l’élection, la candidature du Tchad a été retenue. « J’ai reçu les appels venant de ces malfrats dont le conseiller à la présidence, celui de Yaoundé et un autre Centrafricain pour me féliciter », raconte-t-il.

« Ils ont inventé un contrat entre la sous-commission économique de l’Afrique centrale et moi donc ce contrat doit être enregistré chez un notaire au Cameroun et chaque partie doit payer 50%. Si dans 48h je ne paye pas, ma candidature sera retirée. C’est ainsi que mon ami s’est endetté pour trouver les 10 millions FCFA », explique la victime.

Enfin, le présumé malfrat a demandé à la victime une somme de 3 millions pour la commission à la banque. « C’est ainsi que je suis allé à la BEAC pour me renseigner s’il existe une commission, mais la banque dit non. C’est à partir de là j’ai saisi les autorités pour enquêter et voilà les résultats », conclut la victime.

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