Transport urbain : les minibus contribuent au déplacement des N’Djamenois à moindre coût

Transport urbain : les minibus contribuent au déplacement des N’Djamenois à moindre coût

Le transport urbain à N’Djamena on en parle peu ou pas du tout. Pourtant, les minibus appelés aussi « Car » contribuent efficacement au déplacement des N’Djamenois à moindre coût.  Votre site Tchadinfos.com vous fait découvrir la plus grande gare ou Tacha en arabe locale de ces minibus de la capitale tchadienne.  

La Mairie de N’Djamena tarde à mettre en place un transport urbain pour les citadins. Et comme la nature à horreur du vide, les bus ou « car » des particuliers assurent le transport de ces derniers. Les médias ne parlent de ces bus commerciaux  que soit pour fustiger le comportement belliqueux des convoyeurs soit pour décrier leur vétusté. Mais en réalité, ces bus qui assurent le transport urbain  aident beaucoup de Tchadiens en l’occurrence les N’Djamenois à se déplacer et à moindre coût.

Les bus sont partout. Mais la gare ou Tacha du marché à mil dans le 4ème arrondissement de la ville de N’Djamena est l’épicentre où tout à commencé. Cette gare existe depuis 1978. « Quand je suis arrivé  en 1982, on n’était pas à plus de 5 véhicules », se souvient Hassan Makaila, président de la gare. Aujourd’hui, le Tacha compte plus de 600 véhicules enregistrés officiellement par le bureau de gestion de la gare. « On ne peut plus compter ceux qui se cachent pour prendre les clients », informe-il.

Pour éviter que le désordre s’installe, le Tacha est un ensemble ordonné par des règles de fonctionnement et de collecte d’argent. Il y a deux groupes de commis de charge et chaque groupe est composé de 8 commis dont le rôle est de chercher et d’orienter les passagers en fonction de leur destination. Ils prélèvent aussi 100 F CFA par bus pour le compte du bureau de la gare. Outre ceux-là, il y a le commis central qui se place souvent à l’entrée, il prélève le numéro d’immatriculation de chaque véhicule qui sort et c’est en fonction de sa liste et de l’ordre d’arrivée que les bus embarquent les clients. La gare compte aussi 8 commissaires de discipline mandatés par le bureau, chargés de veiller  au respect des règlements de la gare, résoudre les conflits entre les chauffeurs, les convoyeurs et les passagers. Bref, pour instaurer de l’ordre à la gare.

Celle-ci dessert 6 lignes qui sont : Diguel jusqu’à la rue de 60m à 100F, Riyad à 150F, le Marché de bétail (Zafai) à 200F, Goudji à 200F et Goza-Tor à 250F et Ndjari à 150F.

En cette période de crise, les bus permettent beaucoup plus aux femmes ménagères, élèves, commerçants et autres citoyens de se déplacer facilement et faire de longues distances à moindre coût. Au delà du transport, l’activité a un côté social qu’il faut souligner: la lutte contre le chômage.

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