Tchad/Centrafrique : Bangui, session de rattrapage au Baccalauréat 2013

En Centrafrique, le coup d’Etat du 24 Mars 2013 a entraîné beaucoup de désordre. Le secteur de l’éducation n’était pas mis de côtés, sinon il en était l’un des plus touchés. Le calendrier des examens a subi de grands chamboulements au grand dam des élèves qui rêvaient continué les études à l’extérieur.

Au Tchad, à côtés, les résultats du bac sont tombés tôt, une moisson bien maigre. Moins de 9% d’admis. Les pêcheurs dans l’eau trouble, ont eu la merveilleuse idée de venir se rattraper à Bangui, au pays où tout est possible.
Depuis quelques années, l’examen du bac a été durci au Tchad, on ne sait pour quelles raisons. Est-ce une baisse de niveau chez l’élève Tchadien ? Est-ce que le gouvernement se donne un droit de regard plus grand que d’habitude à fin de former une élite tchadienne mieux adaptée au contexte mondial actuel ? Nombreuses sont les interrogations qui tournent autour de ces résultats de plus en plus chaotiques. Quand on voit le faussée entre les chiffres de cette dernière décennie, on est tenté de dire que le niveau de l’élève tchadien a chuté avec l’avènement de l’ère pétrole. Tout le monde rêve travaillé dans l’administration, la cherté de la vie, les enseignants mal payé… La corruption n’est donc pas très loin.

Le gouvernement semble attendre ses cancres au bout du tunnel. Il faut donc filtrer les mauvaises graines à l’arrivée. L’instauration de la carte biométrique pour l’accès aux salles d’examens, l’obligation d’avoir une moyenne supérieure ou égale à 10/20 avant d’obtenir le bac, la suppression du second tour des examens (repêchages)… Pour tout couronner, on est loin d’oublier le bras de fer politique qui a eu lieu autour du bac 2012.
Pour cette année, les élèves tchadiens « illuminés » ont eu la bonne idée de venir composer leur bac en Centrafrique. Un peu comme le faisait les élèves Camerounais, ils étaient 7000 environs à aller composer le bac en 2004 au Tchad. C’est ce qu’on fait les élèves tchadiens cette année en Centrafrique. Ils étaient visibles de partout dans la capitale Centrafricaine. Certains crieront garde à l’invasion tchadienne de la Centrafrique. C’est qui est sûr, ces jeunes gens n’avaient aucunes intentions de rester. Le bac était leurs objectifs. Le dépôt des dossiers était censé clos, mais déterminé, les élèves tchadiens s’activaient à coup de billets de banques pour avoir leurs noms sur la liste des candidats.

Tout compte fait les résultats sont tombés, et le millier de candidats venus du Tchad en est sorti admis, sinon quelques rares sont tombés dans les mailles, surement ceux qui sont tombés sur de faux « donneurs de bac ». Au Tchad, des rumeurs se font entendre que le rectorat de l’Université de N’Djamena où sont authentifiés les diplômes est en train de s’organiser à déceler les mauvaises graines du Tchad qui ont germés en Centrafrique. Pourquoi les candidats malheureux au Tchad ont-ils fait succès en Centrafrique ? Seule la DEC (Direction des Examens et Concours) de Bangui, peut apporter des éléments de réponses.

Source: lacoquette.mondoblog.org

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