Tchad : une classe pour deux niveaux à l’école de Gaoui

Tchad : une classe pour deux niveaux à l’école de Gaoui

EDUCATION – L’école officielle de Gaoui est dépourvue des structures d’accueil et d’encadrement des élèves. Les manquements sont à constater à travers le nombre des salles de classe, l’absence d’enseignants qualifiés et le refus de la scolarisation des enfants par les parents.  

Comme toute école primaire, l’école officielle de Gaoui dans le 10e arrondissement de N’Djamena devait disposer d’un cycle complet mais il est bien dommage que ça ne soit pas le cas. Cet établissement public ne possède qu’un bâtiment de trois salles de classe. Cette situation a obligé la direction de ladite école d’instaurer le cycle multigrade, c’est-à-dire les deux niveaux du cours préparatoire (CP) ensemble, le cours élémentaire (CE) et le cours moyen (CM) aussi combinés. Cette école est la seule à couvrir tout le périmètre de Gaoui.

Ces manquements n’ont pas démotivé le corps enseignant dans l’exercice de son métier. Il est contraint d’enseigner les élèves selon les moyens disponibles au sein de cette école. En termes de structures d’accueil, malgré les dotations faites par le département en charge de l’éducation nationale cette école peine à bien fonctionner.

Le manque d’enseignants

Mianro Bémadjingar est le directeur de l’école officielle de Gaoui depuis cinq ans. Il affirme que l’école manque d’enseignants. « cette école n’a que deux enseignants francophones et deux enseignants arabophones pour un cycle complet. C’est vraiment difficile de faire passer les connaissances aux enfants. Surtout l’apprentissage, au cours préparatoire niveau 1 (CP1), parce que la base est au CP1, il n’y a pas un enseignant qualifié de faire la fondation pour ces élèves à ce niveau », reconnait-il.

Le défi de la scolarisation des enfants

“Eduquer un enfant c’est contribuer au développement d’une nation’’, le dit un adage populaire. Les parents sont classés au zénith de l’avenir d’un enfant. Mais à Gaoui certains parents sont loin d’avoir de telle mentalité. Malgré une subvention faite par la direction de l’école en fixant les frais de la scolarité à 1 000 FCFA, nombre de parents décident toujours de garder les enfants à la maison. Le directeur de l’école affirme avoir essayé de les sensibiliser à ce sujet. « On a tenté de se rapprocher auprès des parents mais ils nous disent toujours qu’ils n’ont pas des moyens pour faire venir les enfants à l’école. »

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