Tchad/Santé: l’ADHET s’inquiète de la qualité de viande vendue sur les marchés

Tchad/Santé: l’ADHET s’inquiète de la qualité de viande vendue sur les marchés

A N’Djamena, la viande vendue sur les marchés provient la plupart des aires d’abattage clandestin. La qualité de ces viandes est douteuse et met en danger la santé de la population. L’Alliance des Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement au Tchad (ADHET) s’inquiète du développement de ce phénomène d’abattage clandestin et lance l’alerte par un communiqué de presse rendu public ce 29 janvier 2019

Pour l’ADHET, l’abattage clandestin est pourtant prévu et condamné par les textes. Ce faisant, l’organisation dénonce ce phénomène lié essentiellement à la recherche du gain facile et appelle les ménages à la vigilance et la population à dénoncer tous les sites des abattages clandestins ; invite instamment le ministère de la Santé publique et les Communes d’arrondissements ainsi que la Commune de la ville de N’Djamena, à procéder à des contrôles et enquêtes urgents sur cette question qui pose un problème de santé publique dont on ne saurait laisser perdurer.

Au-delà de l’insécurité alimentaire permanente à laquelle les ménages sont confrontés, ce phénomène écœurant risque de compromettre dangereusement la santé des populations. Les abattages clandestins se développent ces derniers temps dans la ville de N’Djamena.

“Chaque jour, ils surgissent de nulle part des carcasses d’animaux d’origine inconnue qui proviennent des abattoirs non enregistrés et non homologués. Ces carcasses d’animaux dont on ne sait de quelle espèce d’animaux sont-elles issues, par quelles mesures sanitaires préventives sont-elles passées, sous quels rites confessionnels ces animaux sont-ils abattus ?”, s’interroge l’association des droits de l’homme.

Malheureusement, cette situation très préjudiciable à la santé humaine et qui risque de provoquer un jour une épidémie à grande échelle difficilement contrôlable se fait sans gêne et parfois avec la complicité des agents vétérinaires véreux.

Entre temps, ces carcasses généralement moins chères gagnent les ménages, les restaurants et les grillades au point où ici à N’Djamena, l’on ne sait plus quel genre de viande consomme-t-on ? Sont-elles des viandes issues des animaux domestiques ou sauvages ? Sont-elles des viandes hallal ou haram ? Sont-elles véritablement des viandes saines issues des abattages ?

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