Tchad : risque d’invasion des criquets pèlerins au Sud

Tchad : risque d’invasion des criquets pèlerins au Sud

AGRICULTURE – Un groupe de chercheurs du Cirad a effectué plusieurs simulations afin d’évaluer le risque d’envahissement des criquets pèlerins sur le territoire tchadien. Sur les quatre cinquièmes des simulations, tout prouve que les essaims passeront le sud du pays probablement entre mi-juin 2020, période de reproduction hivernale.

Pendant que l’Afrique de l’Est subit la colère des criquets pèlerins, l’Afrique centrale dont le Tchad est pointée comme étant la frontière transitoire entre l’Afrique de l’Est et celle de l’Ouest des criquets. Ce qui met en mal la Cedeao, en plus de cette crise ravageuse de Coronavirus.

Un groupe des chercheurs du Cirad, qui travaillent sur la prémonition des risques liés à ces criquets a mis, il n’y a pas longtemps, en ligne les résultats de cinq simulations effectuées grâce aux données météorologiques qui datent de 2015 à 2019. Sur les cinq simulations, quatre montrent que les essaims, en raison de la propulsion du vent, arriveront au sud du Tchad les mois de Mai et Juin.

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« Une fois que des essaims arrivent pendant la saison des pluies au Tchad, la reproduction estivale peut généraliser l’invasion sur toute l’Afrique de l’Ouest et du Nord », écrit Cyril Piou, écologue spécialisé dans les dynamiques de populations d’acridiens au Cirad.

Les criquets pelèrins
Image : RFi.fr

Toutefois, cette approche ne manque pas de limite.  « Notre approche de simulation présente plusieurs limites. Néanmoins, en considérant le déplacement des essaims avec les vents dominants, et les vents réellement observés ces cinq dernières années, nos simulations indiquent que les essaims de criquet pèlerin ont une grande probabilité d’arriver au Tchad dès le mois de juin, et donc de débuter une invasion en région occidentale de l’aire de distribution de cette espèce » risque qu’il ne faut pas prendre à la légère souligne Cyril Piou.

La reproduction estivale est une pompe de propulsion à la propagation de ces criquets dans toute la région Sahel. « Des facteurs aggravants pourront s’ajouter à ce risque à travers les difficultés liées à l’insécurité dans une grande partie du Sahel et les aspects logistiques liés à la pandémie de Covid-19 », explique Cyril Piou.

La commission de lutte contre le criquet pèlerin en région occidentale (CLCPRO) du Fonds des Nations Unies pour l’alimentation (FAO), s’est apprêtée au mois de décembre dernier avec le gouvernement tchadien sur l’usage des moyens plus moderne pour la lutte.

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