Tchad: pratique illicite de la médecine et la banalisation d’un pandémonium

Notre pays le Tchad est la Nation de toutes les excentricités, de toutes les bêtises et de toutes les hontes, véritables jungle de toutes les pratiques illicites. Le milieu médical est devenu un repaire de toutes les pègres. En voici quelques pratiques illicites de la médecine et leurs exemples.

Véritable prébende fort lucrative, la vente des produits pharmaceutiques par des profanes en la matière est un sport favori et favorisé au Tchad, un de rares pays au monde où cette pratique illicite est devenue un fait banal ou plutôt une chose normale. Les “Dr Choukou” et “Dr Djim”, surchargés de ces produits incontrôlés, ont pignon sur rue à travers tout le pays. Une première tentative de contrecarrer la bêtise par les autorités a fait un fiasco. Ceux qui profitent de cette mafia ont épandu l’idée d’une prochaine révolte des vendeurs et ainsi ont apeuré l’autorité publique qui s’est vite rétractée de sa noble mission d’interdiction.

Médicaments illicites et non professionnels

La vente  illicite de ces “toxiques potentiels” est un marché juteux où des intérêts aberrants s’y jouent. L’Etat ne semble plus avoir de l’autorité et du contrôle sur cette pratique moyenâgeuse responsable de plusieurs empoisonnements de la population. Un quitus inviolable est délivré à ces marchands de la mort et de milliers d’intoxications ignorées se font chaque jour par cette pratique. Les malades victimes de ces ventes illicites succombent et même la mort est devenue une banalité. Les vendeurs illégaux trépident d’aise et de satisfaction dans ce pays où accéder à un traitement correct et crédible est devenu un parcours de combattant. A défaut d’anges ou des prophètes, une racaille de démons s’approprie de la pratique de l’art médical. Des vendeurs qui n’ont jamais mis pied à l’école délivrent en toute impunité des ordonnances, dans la violation flagrante des textes et lois de la République. Etudier la médecine au Tchad est une bêtise car dans ce pays de fous, tout individu peut prodiguer des soins, y compris la chirurgie lourde et à
ciel ouvert ou en public dans une case en torchis ou même à la place d’un marché. Exemple : un sourd-muet, muni d’un poinçon chauffé au feu, procède en toute impunité à l’exérèse des hémorroïdes (hémerroïdectomie) dans un quartier de N’Djaména. Il a brûlé de nombreux anus, provoqué de nombreux gangrènes de Fournier ou de gangrène humide septicémique ou souvent de sténoses anales. Mais en dépit de toutes ses bourdes, les crédules ne désemplissent pas sa “cour criminelle”! Moyennant 750 F CFA, notre brûleur en herbe met le feu à de bien de rectums et s’enfiche des conséquences!

Cliniques chinoises et chinoiseries roublardes

Nous ne savons pas qui autorise la pratique privée de la médecine par des Chinois épaulées de Nigérians au Tchad. Une véritable escroquerie chinoise s’implante au Tchad et bonjour le désordre cruel et mortel sur le devenir et la santé de notre population. Les escrocs chinois usent de tout pour abattre leurs clients qui ne sont que des compatriotes souffrants en quête des soins adéquats: l’usage abusif de l’électronique est le plus court chemin pour bluffer de milliers d’âmes naïves. Exemple : Clinique chinoise de Djambal-bahr: une sorte de crayon muni de laser, raccordée à une machinette à écran, est promenée sur la paume de main de tout patient venu en consultation. Entre deux pulsations de l’écran qui affichent des chiffres et des écritures en chinois, le manipulateur chinetoque, véritable charlatan moderne (car utilisateur de l’électronique), hurle: “estomac, estomac… cœur, cœur”. La sentence du diagnostic tombe comme un couperet sur l’âme et l’esprit du patient, terrorisé par les révélations du prestidigitateur qui est lui-même aidé d’un autre larron de nationalité nigériane. Le médicastre chinois et son “aide-escroc” nigérian parlent eux-mêmes deux langues différentes, l’un le chinois et l’autre le pidgin des rues de Lagos. Mais ils arrivent toujours à s’entendre pour tromper et gruger le Tchadien naïf et paniqué par son état de santé. Une ordonnance lourde est vite délivrée et les médicaments s’y trouvant sont vendus par les deux rançonneurs au patient. Des médicaments en chinois. Le coût de toute cette machine d’escroquerie: 50.000 à 150.000 F CFA subtilisés de la poche d’un Tchadien pris au piège d’une bande organisée de “bandits médicaux” ! l’intégralité de l’article dans N’Djamena Hebdo #1507 disponible sur boutique.tchadinfos.com

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