Tchad : obligés, des diplômés sans emplois se convertissent en gérants de kiosques

Tchad : obligés, des diplômés sans emplois se convertissent en gérants de kiosques

Le chômage continue toujours à faire parler de lui au Tchad. Pour échapper à ce «mal », des jeunes diplômés sans emploi, des femmes s’affairent avec la gestion des kiosques des jeux de hasard.

La question de l’emploi, en particulier pour les jeunes, les femmes et les autres groupes de personnes vulnérables, constitue un problème majeur au Tchad. Chaque année, des milliers de jeunes se cherchent dans le marché de l’emploi, malheureusement rares sont ceux qui en trouvent gain de cause soit dans le secteur privé soit dans le public. Cette situation pousse certains jeunes à se tourner vers la gestion des kiosques implantées un partout dans la ville par les sociétés de loterie.  Des jeux de hasard qui gagnent depuis quelques années les différents carrefours de la capitale.

Ces jeux du hasard qui font rêver les jeunes créent aussi des emplois, temporaires soient-ils. Diplômés sans emploi, femmes et autres personnes vulnérables de la société se déversent dans la gestion des kiosques où se jouent les combinaisons.

Ines est titulaire d’une licence en Droit public. Depuis l’obtention de son diplôme universitaire en 2016, elle était restée dans l’oisiveté en attendant de continuer le cycle de Master à l’étranger. Grâce à une amie du quartier, elle a réussi à se faire embaucher par une de ces sociétés. « C’est mieux que rien. Rester à la maison sans rien faire, n’est pas une chose facile. Il faut s’occuper en attendant le meilleur », avait-elle l’habitude de dire à ses amis de la fac.

Il n’y a pas que les jeunes diplômés sans emploi comme Ines qui font ce travail. On peut trouver dans les kiosques, les femmes au foyer sans diplômes. C’est le cas de Dénébaye Grâce, mère de 3 enfants. Depuis trois ans, elle travaille dans l’une de ces sociétés. « Mes enfants et moi vivons grâce à ce que ce que je gagne dans ce travail. Ce n’est pas grand-chose mais ça nous permet de nous prendre en charge », confie-elle devant sa cabine.

Ce n’est pas grand-chose, car celles et ceux qui exercent ce travail sont payés en fonction de ce qu’ils font entrer comme argent à leurs employeurs. Il n’y a pas un salaire fixe. Ce qui amène Gloria, ancienne employée dans l’une de ces boîtes à parler d’« exploitation ».

Exploitation ou emploi, les jeux de hasard continuent toujours à gagner les cœurs des personnes qui sont dans la précarité financière et dont le besoin d’argent s’impose. En attendant l’intégration à la Fonction publique, nombreux sont ces jeunes qui s’accrochent à cette activité.

2 Commentaires

  1. Avocksouma Djona
    29 janvier 2019 at 14 h 40 min Répondre

    Mon conseil à nos jeunes est qu’ils ne doivent pas arrêter d’apprendre même si ça coûte très cher. Ils ou elles doivent aussi savoir que ce n’est pas en tendant constamment la main qu’ils s’en sortiront. Il faudrait affronter les obstacles qui se dressent à eux actuellement en se prenant en charge. Je leur conseille d’être serieux dans tout ce qu’ils font. Le petit pécule gagné doit être géré avec efficacité. L’alcool, la drogue et autres activités illicites doivent être abandonnées. La souffrance doit les faire grandir. Je cite souvent mon cas. J’étais un gérant de bar en 1980-1982, et c’est mon économie de 50 000 francs qui m’avait permis de faire 2000 km pour aller étudier au Congo. Je n’avais compté sur personne, mais comme Dieu y veille, on trouve toujours en cours de chemin son bonheur. Bonne chance et surtout pas de découragement.

  2. Bienvenu Daldigué
    29 janvier 2019 at 15 h 50 min Répondre

    La phrase d’attaque est très mal dite! Bien vouloir lire, corriger avant de diffuser. ” le chômage continue toujours à faire parler de lui au Tchad” dire simplement ” Le chômage on ne parlera pas assez au Tchad “. Le style de texte manque de connectivité logique. Merci je vous lis tous les jours!

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