Tchad : « Nous sommes encore à l’état embryonnaire » de la photographie

Tchad : « Nous sommes encore à l’état embryonnaire » de la photographie

A l’occasion de la journée mondiale de la photographie, célébrée chaque 19 août de l’année, nous sommes allés à la rencontre de quelques photographes au sujet de la photographie au Tchad

La photographie au Tchad, « nous sommes encore à l’état embryonnaire », a relevé le photographe Djekorgee Dainyoo Salomon. C’est suite à l’avènement des Nouvelles technologies de l’information et de la communication que les Tchadiens ont commencé à faire de la photographie un art, a-t-il indiqué. Jusqu’à l’heure actuelle, les photographes tchadiens sont comptés au bout des doigts. Pour le photographe Salomon, aujourd’hui à travers la photographie, des pays montrent les potentialités, tant dans le domaine culturel, architectural que bien d’autres. Au Tchad la photographie peut avoir de l’avenir, « nous avons les genres tels que la photographie touristique, footballistique, animale mais au Tchad on se cantonne que sur l’évènementiel » ajoute-t-il.

« La photo représente un peuple, une nation. Le Tchad est un pays à plusieurs potentialités pour être représenté à l’extérieur. Nous avons des beaux lieux tels que les montagnes, les collines au nord, aussi le parc de Zakouma, les monuments et beaucoup d’autres chose à photographier », a-t-il déclaré.

Les difficultés des photographes tchadiens

Selon le photographe Djepatarlemgoto Eric alias Breezy, Les photographes ne sont pas libres dans l’exercice de leur travail. « Lorsque nous filmons les lieux publics, soit on est menacé par les autorités, soit on voit nos caméras arrachées», affirme t-il. Aussi les Tchadiens n’accordent pas assez d’importance à la photographie, renchérit Breezy, propriétaire du studio Fresh pictures. « Ce qui fait que les photographes peinent à vivre de cet art ». Les conditions ne sont pas faciles. L’électricité est difficile et les gens trouvent que le prix des photos est très cher.

Ce qu’il faut pour la photographie tchadienne, c’est de laisser les photographes exercer librement leur travail. Filmer les lieux publics, pour qu’ils puissent vendre l’image du pays à l’extérieur, « aujourd’hui quand on tape Tchad sur les moteurs de recherche, c’est l’image des armements de guerre qu’on voit », déplore-t-il.

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