Tchad : l’Ordre des médecins demande la fermeture de deux facultés de médecine privées

Tchad : l’Ordre des médecins demande la fermeture de deux facultés de médecine privées

Le président de l’Ordre national des médecins du Tchad (ONMT), Dr Mbainguinam Dionadji, a fait un point de presse ce samedi pour donner la position de son organisation sur quelques points d’actualité concernant les médecins tchadiens.

La conclusion du rapport de la commission tripartite (ministère de l’Enseignement supérieur – ministère de la Santé – Ordre des médecins) sur les conditions de création des structures de formation sanitaire était au centre du point de presse du président de l’ONMT ce 8 juin. Avant de donner son avis sur ledit rapport, Dr Mbainguinam Dionadji a précisé que : “ en ce qui concerne le Doctorat en médecine, le CAMES a tout d’abord reconnu le caractère très spécifique des études médicales sanctionnées par un diplôme à la fois universitaire et professionnel ”. 

Pour lui, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation applique spécialement aux facultés privées de médecine le référentiel de demande d’accréditation des universités privées, offrant des formations dans les domaines de la médecine, de la pharmacie, de la médecine vétérinaire… qu’elles disposent des infrastructures d’ordre général.

Dans son rapport, la mission tripartite a fait les recommandations suivantes :

En ce qui concerne la ville de N’Djamena, suspendre toutes les activités académiques de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’université Emi Koussi ; poursuivre le processus en vue de l’obtention d’une autorisation d’ouverture d’une faculté de médecine et des sciences de la santé de l’université Emi Koussi ; poursuivre la procédure de signature d’une convention tripartite avec les textes cadrant la délocalisation de SFAX etc.

Pour la ville de Moundou, la mission recommande de : suspendre toutes les activités académiques de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’IIAC ; poursuivre le processus en vue de l’obtention d’une autorisation d’ouverture d’une faculté de médecine et de sciences de la santé de l’IIAC entre autres.

L’Ordre national des médecins du Tchad en tant que membre rapporteur de la commission dit prendre acte de la conclusion à laquelle la commission est parvenue. “ La responsabilité de la mise en œuvre de ces conclusions ne relève plus des prérogatives de l’ONMT. Seule l’institution de la République chargée de la gestion des établissements privés du supérieur qui a présidé la commission tripartite a la charge de l’exécution ” a indiqué Dr Dionadji.

9 Commentaires

  1. ibrahim mahamat nour youssouf
    9 juin 2019 at 15 h 26 min Répondre

    Comment sa fait_il que vous fermez l’université de l’Emikoussi

    • Me Hamid Bad
      9 juin 2019 at 23 h 12 min Répondre

      On a si bien indiqué dans cet article qu’il s’agissait de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’université Emi koussi et non l’université Émi koussi. Toutefois, les autres facultés ne sont pas concernées par la décision. La commission recommande juste que ces universités respectent les règles préétablies par les hautes instances.

  2. Me Hamid Bad
    9 juin 2019 at 23 h 11 min Répondre

    On a si bien indiqué dans cet article qu’il s’agissait de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’université Emi koussi et non l’université Émi koussi. Toutefois, les autres facultés ne sont pas concernées par la décision. La commission recommande juste que ces universités respectent les règles préétablies par les hautes instances.

  3. Honoré
    10 juin 2019 at 7 h 31 min Répondre

    Je suis tout a fait d’avis sur ce point.Mais avez mesurez les consequences qui peuvent avenir?
    La faculté de emikoussi est a deuxieme année et celle de Moundoun a sa troisieme année .avez vous mesurez le devenir de ces jeunes gens? Des enfants de ces pauvres enseignants ,cultivateurs qui ont concenti des millions pour offrire une avenir a leurs enfants?Laissez moi vous dire une chose ces enfants dont vous voulez mettre fin a leur rêve la sont l’espoire de leur famille.
    Je sugererai que vous formiez des agents de controle pour controler ces ecoles de medicine.
    Et au lieu de vous focaliser sur la fermeture de ces ecoles chercher a donner La vie a la faculté de medecine et de pharmacie d’abeché.

  4. Addalil Alkhalil
    10 juin 2019 at 9 h 13 min Répondre

    A mon avis la fermeture n’est pas une solution mais c’est mieux de trouver un compromis pour les deux facultés tchadiennes, car il s’agit de sauver la vie humaine. Il revient aux fondateurs de deux facultés du Tchad de faire en sorte l’application du principe d’autorisation mais il revient aussi au Docteur Dionodji de n’est pas aggravé la situation ou le problème actuel. Si aujourd’hui les tunisiens forment les futurs médecins tchadiens c’est toujours dans l’intérêt du Tchad comme nous constatons il y’a toujours des multiples maladies qui se passent dans notre pays le Tchad. En somme faut qu’il y’aura un compromis entre les parties pour d’atteindre à une solution finale c’est à dire trouver une solution au problème actuel ou donné l’autorisation de reprise de deux facultés.

  5. Mht
    11 juin 2019 at 3 h 00 min Répondre

    N’oubliez pas la faculté de médecine d’Abéché où l’année académique 2015-2016 n’est pas encore achevée, les niveaux se fusionnent, les jeunes sont delocalisés et abandonnés à n’djamena sans coordination, sans suivis. Si le souci de l’ONMT est la qualité de formation des médecins, la faculté d’abéché mérite d’être retrouvailles.

  6. ALLAH-RIDY KONE
    11 juin 2019 at 22 h 34 min Répondre

    CommentaireChers étudiantes et étudiants de l’Université Emi Koussi, je voudrais vous demander d’être calme et de ne pas vous faire de souci suite à la sortie médiatique du Président de l’ordre national des Médecins du Tchad. D’emblée il faut dire qu’il a beaucoup amélioré sa communication vis à vis de notre prestigieuse institution à travers son dernier point de presse. Retenons quelques points saillants:
    (1) Il déclare avoir pris acte du rapport de la commission tripartite; à mon humble avis il est satisfait du contenu.
    (2) au lieu de la fermeture comme il avait l’habitude de marteler, il évolue en parlant plutôt de la suspension de notre faculté de médecine et des sciences de la santé. Autrement dit Suspendre signifie interrompre momentanément pour reprendre par la suite. Tandis que la fermeture ne donne aucune lueur d’espoir de reprise. C’est pourquoi je dis qu’il y’a une nette amélioration dans sa communication.
    (3) Il nous appuie en faisant deux recommandations aux deux ministères d’entamer le processus en vue de l’obtention d’une autorisation d’ouverture d’une faculté de médecine et des sciences de la santé de l’université Emi Koussi et de poursuivre la procédure de signature d’une convention tripartite avec les textes cadrant la délocalisation de SFAX
    (4) Il décline sa responsabilité quant à l’application des termes du rapport. C’est à dire que désormais il ne s’impliquera plus dans les activités académiques de l’enseignement supérieur et reconnaît l’autorité du Conseil National de l’enseignement supérieur privé (CNESP) comme seul organe compétent pour réguler les affaires académiques.
    Où est le mal ?
    Le seul defaut que les médecins reprochent à leur collègue Président de l’ONMT est son acharnement contre l’université Emi Koussi comme s’il avait un problème personnel avec son FONDATEUR. Mais sa dernière sortie médiatique vient de recadrer les choses où il a lui même reconnu qu’il n’a ni voix délibérative ni pouvoir de fermer une institution du supérieur.
    L’université Emi Koussi qui a créé cette faculté sait profondément les attentes en matière de formation des médecins et connaît les défis à relever. C’est pourquoi il a obtenu le soutien de Tunisie un pays qui excelle en Afrique en matière de formation. Donc au lieu de nous combattre venez vers nous avec vos expertises pour qu’on raccorde nos violons pour un meilleur résultat.
    DR.Mbaiguidam TU GAGNERAS PLUS EN APPORTANT TA PIERRE À LA CONSTRUCTION DE CETTE FACULTÉ que de vouloir vaille que vaille FERMER L’UNIVERSITÉ EMI KOUSSI. Cela N’AJOUTERA MEME PAS 1 GRAMME DANS TON BONHEUR.
    Chers parents et étudiants, pensez -vous qu’on va du jour au lendemain mettre les enfants dans la rue? Quel crime ont-ils commis pour les decevoir de la sorte? D’aucuns sont à la fin de la première année de formation, d’autres sont à la fin de seconde année et étant très avancés dans les cours, c’est en ce moment qu’ on se réveille pour examiner la condition de fonctionnement l’UNEK ? En tout cas le rapport est sur la table de nos deux ministres. Le problème est purement et simplement d’ordre juridique et administratif. Nos deux ministres qui sont d’ailleurs des grands juristes et des intellectuels rodés de l’administration publique ne tarderont de trancher ce quiproquo.
    Restons serein pour attendre la décision finale.
    Dr. ALLAH-RIDY KONE

  7. Lika
    13 juin 2019 at 6 h 13 min Répondre

    Il y’a rien à fermer. Le Tchad manque des médecins. Tous les médecins doivent enseigner et bien le faire pour former les plus jeunes au lieu de chercher que de l’argent et s’occuper que de leurs propres cliniques.

  8. NGUEHO
    29 juin 2019 at 9 h 06 min Répondre

    la fermeture n’est pas une solution. l’essentiel est d’organiser un examen national a la fin de la formation ainsi, ceux qui sont admis, pourraient soutenir et a cet effet devenir medecins.

Laisser un commentaire