Tchad : les minibus en mauvais état continuent de circuler au grand dam de la Mairie

Tchad : les minibus en mauvais état continuent de circuler au grand dam de la Mairie

SOCIETE – A N’Djamena, la circulation des vieux minibus commerciaux est observé et ce, malgré des mesures prises concernant cette question. Ces engins causent de nombreuses déconvenues. 

Manque de phares, des vitres brisées, des sièges mal fixés et vieux qui déchirent souvent les vêtements des passagers, des moteurs fumants, des portières difficilement ouvrables, telle est l’observation faite de la majorité des minibus ou cars en circulation sur les différentes artères de N’Djamena, cité capitale. De nombreux quartiers sont desservis par des cars vétustes, roulant à peine. Des usagers se plaignent. « Des bus en piteux état. Des chauffards qui ne connaissent rien du code de la route, sans permis de conduire de surcroit. Situation qui occasionne des accidents de la route ».

Les uns des cars n’ont ni phare pour circuler de nuit. D’autres, pire encore, n’ont même pas de freins. Leurs conducteurs usent de techniques et de gymnastique, pour le moins risqué, pour arriver à les stopper. Les passagers assis sur le siège moteur derrière le conducteur regrettent, ces sièges chauffent à brûler des cierges. Fait en date. Un car plein à craquer a pris feu sur l’avenue 10 octobre le 21 février dernier. Les passagers, fort heureusement, s’en sont sortis sains et saufs. Plus de peur de mal sommes-nous tenter de dire. Mais des exemples aussi déplorables sont légions.

Où en sommes-nous  avec le communiqué  du maire de la interdisant la circulation des bus en mauvais état?

Suite aux dangers que court la population, le Maire de la ville de N’Djamena, Saleh Abdelaziz Damane,  a fait un communiqué le 1er avril 2019 interdisant la circulation des bus en mauvais état.  Dans sa déclaration, il invite tous les propriétaires à retirer leurs cars sont peines de sanctions.

Des mois passés, la situation demeure inchangée. Les bus vétustes n’ayant pas des organes au complet circulent toujours.

Ce triste état de fait prouve à suffisance que N’Djamena manque cruellement de moyens de transport en commun digne de ce nom. Un effort doit être fourni par la commune pour mettre de l’ordre dans le domaine du transport commun afin d’alléger la peine des usagers et éviter d’éventuels accidents.

Mouni Nguémadji Lauréa

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