dimanche 25 septembre 2022

Tchad : les grandes rébellions auxquelles a fait face le président Déby

En 30 ans de règne et malgré l’instauration de la démocratie avec des élections présidentielles, législatives et communales, feu Idriss Déby Itno n’a pas exercé le pouvoir en toute quiétude. A plusieurs reprises, il a failli être emporté par des rebelles dont certains étaient juste à quelques mètres du palais présidentiel.

Juste un an, après la prise de pouvoir d’Idriss Déby, en 1991, est né le Mouvement pour la Démocratie et le Développement (MDD de Moussa Medela). Les rebelles du MDD opèrent à l’Ouest à quelques 300 kilomètres de la capitale N’Djaména, notamment, au Lac Tchad avec de bases arrières au Niger, au Nigeria et au Cameroun. En 1992, voient le jour d’autres groupes armés, notamment, le Front national du Tchad (FNT du docteur Haris Bachar), le Conseil national de redressement (CNR d’Abbas Koty) et le Conseil de Sursaut National pour la Paix et la Démocratie (CSNPD du lieutenant Kétte Nodji Moise).

En 1994, un autre maquisard tentera de faire partir le président Déby avec son mouvement FNR (Forces nationales de Résistance). Il s’agit du lieutenant-colonel Mahamat Garfa. Quatre ans plus tard, c’est le réputé magistrat, plusieurs fois ministres, Youssouf Togoïmi qui se rebella contre feu Idriss Déby avec son Mouvement pour la Justice et la Démocratie au Tchad (MDJT). Né en 2005, le Front uni pour le changement (FUC) de Mahamat Nour Abdelkérim a fait même une incursion jusqu’à la capitale, le 13 avril 2006, avant de regagner la légalité où il a occupé le poste de ministre de la Défense nationale.

Entre 2003 et 2008, ce sont l’UFDD du général Mahamat Nouri, l’UFR de Timan Erdimi qui se sont fait entendre par les armes jusqu’à échouer aux portes du palais présidentiel les 2 et 3 février 2008. D’autres mouvements rebelles ont tenté plus ou moins de chasser du pouvoir feu président Idriss Déby, notamment, le RND (Rassemblement national pour la démocratie au Tchad), l’UFPD (Union des forces pour le progrès et la démocratie), l’AN (Alliance nationale). Très récemment, l’on parle du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) né en 2016 de la dissidence avec l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), du général Mahamat Nouri.

Actuellement, avec la mort du maréchal du Tchad et la transition mise en place, plus de 50 groupes armés dits les politico-militaires sont en pré-dialogue avec le gouvernement pour enterrer définitivement la hache de guerre et tourner la page tumultueuse des rébellions armées.

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