Tchad : l’éducation arabo-islamique au cœur d’un échange

EDUCATION-L’Institut de recherche pour le développement (IRD) a organisé un atelier de restitution d’une enquête sur l’éducation arabo-islamique, qui s’est déroulée au Tchad de 2019 à 2020. C’est ce mercredi, 11 novembre, au Centre d’étude et de formation pour le développement (CEFOD).

Dans les pays du Sahel en général et au Tchad en particulier, l’éducation arabo-islamique, pour ne pas dire arabo-musulmane occupe une place de taille. Mais “elle est peu présente dans les études scientifiques“, constate docteur Hamidou Dia, coordonnateur de cette étude, d’où l’intérêt de cette recherche dont la restitution pour le Tchad s’est déroulée ce mercredi 11 novembre en présence des responsables en charge de l’éducation, des membres du Conseil supérieur des affaires islamique et des chercheurs en éducation.

A quoi renvoie l’éducation islamique ? Comment se décline-t-elle dans l’espace Sahel? Tels sont les grands questionnements qui ont orienté cette recherche qui s’est déroulée simultanément dans les pays du Sahel tels que le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Somalie et le Tchad.

En ce qui concerne l’espace tchadien, c’est le jeune chercheur Fulbert Ngodji qui a mené les enquêtes sur le terrain. Rappelant l’historique de l’éducation arabo-islamique au Tchad, Fulbert Ngodji a fait savoir que cette forme d’éducation est arrivée au pays grâce à la pénétration de l’islam dans le royaume du Kanem qui est l’un des plus grands royaumes du Tchad.

Dans ses résultats de recherches, le chercheur a démontré que le Tchad est l’un des rares pays d’Afrique où il y a un nombre très important des diplômés arabophones. Malheureusement, fait-il comprendre, dans ce pays,”l’arabe et le français cohabitent difficilement “.

Si l’on a tendance à penser que les filles musulmanes ne vont pas assez à l’école, Fulbert, à travers son enquête de terrain, nous informe que dans l’enseignement islamique, les filles sont plus nombreuses que les garçons. Mais un problème se pose pour les bénéficiaires de cette éducation arabo-islamique : les débouchés.

Pour l’auteur de la recherche, ces derniers, à la fin de leur cursus, n’ont pas les mêmes chances d’accès à l’emploi que les bénéficiaires de l’éducation francophone.

Pour parvenir à l’ensemble de ces résultats, Fulbert Ngodji a précisé qu’il s’est servi de l’observation directe, des entretiens et de l’étude documentaire. Au total, il a consulté 62 ouvrages abordant le sujet de sa recherche, c’est-à-dire l’éducation arabo-islamique.

A l’issue de cet atelier, les compléments des uns et des autres sont notés pour l’amélioration des résultats de la recherche. Ce qui permettra d’élaborer un projet sur l’éducation arabo-islamique dans les pays du Sahel.

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