Tchad : le ministre de la Fonction publique ne convainc pas les députés sur la protection sociale

Tchad : le ministre de la Fonction publique ne convainc pas les députés sur la protection sociale

Le ministre de la Fonction publique, du Travail, et du Dialogue social, M. Ali Mbodou Mbodoumi a été interpellé, le mercredi 14 novembre 2018, au palais de la Démocratie, par les députés sur la protection sociale au Tchad. C’est à l’initiative du député Jacques Laouhingamaye. Le chef du département de la Fonction publique a laissé, la représentation nationale sur sa soif, malgré l’appui de trois de ses collègues à cette plénière.

La question orale avec débats du député Jacques Laouhingamaye, porte principalement sur la protection sociale au Tchad avec des sous questionnements. L’élu du peuple voudrait savoir : comment la protection sociale est-elle organisée au Tchad ? De qui dépend-elle ? Combien de branches de sécurité sociale existent au Tchad ? Quels sont les défis du ministère de la Fonction publique en matière de la protection sociale ?

Le ministre Ali Mbodou Mbodoumi précise qu’au Tchad la protection sociale d’une manière générale est organisée autour des différents acteurs. Il cite entre autres,  le ministère en charge du Travail en qui concerne l’accès à l’emploi, ministère en charge de la Santé Publique en qui concerne offre de gratuité de soin, ministère en charge de l’Action Sociale en qui concerne, la solidarité nationale, ministère de l’Education nationale, ministère de l’Enseignement Supérieur, ministère en charge de la Formation Professionnelle, ministère en charge des Finances et du Budget, ministère en charge de l’Aménagement du Territoire, ministère en charge de l’Agriculture. Il ajoute aussi, la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS), la Caisse Nationale des Retraités du Tchad (CNRT), le système d’entraide et les organisations non gouvernementale.

Selon le ministre Ali Mbodou Mbodoumi, la protection sociale est un domaine transversal, multidimensionnel, et multisectoriel qui ne concerne pas seulement le gouvernement. Mais aussi, les partenaires sociaux, les ONG, les coopératives, les compagnies d’assurance privées. Les tentatives de réponses apportées aux différentes préoccupations semblent ne pas convaincre les élus du peuple.

Jacques Laouhingamaye, auteur de la question, dit rester sur sa soif. Il observe que, le ministre est resté juste sur des littératures de la vision de gouvernement. « On attendait qu’il nous dise concrètement ce qui fait difficulté. Il a dit que la fonction publique ne s’occupe que de la CNPS. La CNRT est sous la tutelle du ministère des Finances et du Budget. Le gros problème qui se pose est au niveau de la CNRT. Je continue à rester à ma soif. Quel est le sort qui est réservé par exemple aux agriculteurs, aux éleveurs, aux étudiants, aux mineurs etc. ? Toutes mes préoccupations sont presque restées sans réponses » déclare le député.

Dans les discussions générales, certains élus du peuple se sont préoccupés de l’audit de diplôme en cours, du chômage des jeunes, des diplômés en instance d’intégration, les mauvaises pratiques des agents travaillant dans les organismes en charge de la protection sociale, etc. Les tentatives de réponses, du ministre de la Fonction Publique, du Travail et du Dialogue Social, Ali Mbodou Mbodoumi, épaulé par trois de ses collègues notamment, la ministre en charge de l’Aménagement du Territoire, le ministre de la Santé Publique, et la ministre Secrétaire Générale du Gouvernement n’ont pas totalement éclairé les élus du peuple.

Pour rappel, cette question orale avec débats sur la protection sociale, du député Jacques Laouhingamaye a été reportée le 10 octobre dernier, pour faute de quorum.

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