Tchad : le Logone oriental perd ses potentialités fruitières

Tchad : le Logone oriental perd ses potentialités fruitières

Considéré comme une région fruitière, le Logone oriental est aujourd’hui loin de satisfaire sa population en fruits. Des interminables questionnements de la part de la population locale.

La région du Logone oriental a été reconnu depuis toujours pour sa grande capacité en production de fruits sur le plan provincial voire national. Les mangues surtout. Mais depuis cinq ans, la région est loin de ce que ses habitants attendaient d’elle.

De nos jours, le constat s’impose clairement. Le Logone oriental n’arrive pas à satisfaire sa population en fruits et ravitaille d’autres villes comme N’Djamena par manque de productivité des arbres fruitiers. La production ne répond plus aux besoins de la population locale pour l’objet d’importation. Les fruits ne sont pas en quantité comme les années précédentes, peut-on constater.

Le phénomène demeure une inquiétude pour la population. Certains tentent d’expliquer le phénomène en soulignant l’effet de l’exploitation du pétrole de la zone.

Cette situation a découragé des propriétaires des arbres fruitiers à prendre soin d’eux. Pour de production insignifiante, les plantations sont laissées à la merci des animaux. Amos, détenteur d’un grand terrain avec plus 200 pieds de manguiers tente d’expliquer le probleme dont il est confronté .

Tout à commencé au debut de l’année 2010. J’ai constaté une régression dans la cueillette des fruits. Les fleurs ont commencé par faner tout seul. J’ai essayé d’embaucher un agent pour qu’il mette de l’engrais adapté pour que ces arbres produisent comme avant. Mais toutes ces actions n’ont pas stoppé le phénomène. Si c’était une malediction on le saura au moins. Mais on a tous pensé que l’exploitation peut bien provoquer cela“, raconte Amos, propriétaire d’une plantation dans un quartier de Doba.

Il faut souligner que cette situation aurait contribué à la fermeture de la première société de jus de fruits installée dans la région. Cette société n’a fonctionné que cinq mois après son inauguration.

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