Tchad : « Le calvaire des clients de la SNE sera bientôt un lointain souvenir »

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Les Tchadiens font dernièrement face à des coupures intempestives d’electricité. Face aux cris d’alarmes des clients desabusés, le directeur général de la Société Nationale d’Electricité (SNE), Mahamat Adoum Ismael, a fait un point de presse, ce 30 septembre, pour d’une part, relever les difficultés auxquelles fait face sa société, et d’autre part, annoncer de nouvelles perspectives.

Le DG de la SNE souligne que les delestages intempestifs vecus par les populations sont principalement dus à des difficultés d’ordre technique, financier et materiel. En effet, poursuit-il, pour la ville de N’Djamena qui représente 95% de l’activité de la SNE, 7 groupes sur 14 sont aux arrêts. Les 7 restants et les 3 autres opérateurs privés produisent 70MW soit une énergie livrée de 1.068.000 KWH par jour pour des besoins de la ville estimés à 2.400.000 KWH ;la ville n’est alors couverte qu’à 70%, explique Mahamat Adoum Ismael.

« Ce déficit est aggravé, quand surviennent des défauts et des pannes dus à la vétusté des lignes de distribution et à un réseau de transport surchargé. La situation des centrales des villes de l’intérieur du pays est également désastreuse. L’état délétère dans lequel se trouve aujourd’hui l’entreprise découle principalement de ses finances qui, elles mêmes, sont la conséquence du non-paiement des factures par les clients. 1/3 de personnes s’alimentent de façon illégale. Pire, des fraudes organisées se généralisent au détriment non seulement de l’équilibre économique générale de l’entreprise, mais aussi, et très souvent du danger que présente le risque d’électrocution surtout en période de pluie et d’humidité », lance-t-il.

Aussi difficile que cela puisse paraître, dit le directeur général de la SNE, ‘’nous demandons à nos chers concitoyens de faire preuve de patience, leur calvaire sera bientôt un lointain souvenir”. Pour lui, les problèmes de production, de transport , de distribution, de delestage, de branchements, de compteurs et de lenteur bureaucratique ne peuvent être résolus du jour au lendemain. Leurs résolutions, soutient Mahamat Adoum Ismael, requièrent du travail, du temps, des infrastructures sophistiquées et des réformes internes sérieuses. A cet effet, il projette qu’après la réparation et la réhabilitation des groupes pouvant porter la production totale à 121 MW auxquels vont s’ajouter les 32 MW de la centrale DENALI, en construction à Djarmaya, soit au total 153 MW, pour un pic estimé en mai 2021 de 130 MW dégageant ainsi, rassure-t-il, un excédent de 23MW.

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