Tchad : le baccalauréat, un diplôme très prisé

Tchad : le baccalauréat, un diplôme très prisé

Les autorités ont mis les bouchées doubles pour organiser les examens du baccalauréat en cette période où le coronavirus ravage le monde. Des moyens ont été déployés pour assurer l’organisation de cet examen final de tous les autres examens de l’année scolaire 2019-2020.

Plus de 80 mille candidats à l’assaut du baccalauréat de l’enseignement du second degré, toutes séries confondues. Le baccalauréat de cette année se déroule dans un contexte particulier où la pandémie à coronavirus poursuit dangereusement son petit bonhomme de chemin. Ce diplôme ouvre la porte des études supérieures aux récipiendaires.

Le Baccalauréat tchadien est très prisé dans la sous-région d’Afrique centrale. C’est pourquoi, les candidats des pays voisins affluent vers notre pays pour empocher ce sésame très cher. D’ailleurs, dans les pays européens, les détenteurs de ce baccalauréat ne chôment pas. Ils n’ont pas de difficultés pour s’inscrire dans les différentes filières des grandes universités et autres écoles professionnelles de renom.

Cette année, malgré l’interruption brutale des cours après l’enregistrement le 19 mars, du premier cas de coronavirus, les pouvoirs publics, après concertation avec les acteurs impliqués dans le système éducatif ont décidé de la réouverture des salles de classe le 25 juin. Ce qui a permis aux apprenants des classes d’examen de renouer avec l’apprentissage et de mieux s’outiller afin d’affronter les épreuves du baccalauréat. Ce diplôme, la date de son instauration remonte au décret impérial du 17 mars 1808. Il est un diplôme qui doit permettre à l’impétrant d’avoir accès à l’université. Il marque la fin du cycle secondaire des élèves.

Les pays de l’espace francophone qui appliquent le programme de l’enseignement de la puissance tutélaire ont adopté pendant la période coloniale ce système et ensuite après avoir obtenu leurs souverainetés internationales ont continué. En dehors du Maroc qui a annulé le baccalauréat en 1985 par le Roi Hassan II, les autres organisent toujours cet examen.

Les pouvoirs publics qui ont réussi ce pari d’organiser le baccalauréat tchadien se félicitent. Ils n’ont pas oublié les enseignants qui ont énormément mouillé le maillot pour leur permettre de parachever dans de bonnes conditions l’année académique 2019-2020.

En tout cas, les parents d’élèves et élèves se frottent les mains ainsi que les partenaires sociaux. C’est –à-dire la principale centrale syndicale des enseignants du Tchad. Cette prouesse est également à mettre à l’actif de l’Office Nationale des Examens et Concours du Supérieurs (ONCES).

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