Tchad : l’automédication gagne du terrain

Tchad : l’automédication gagne du terrain

De l’Hôpital de la Mère et l’Enfant (MHE) en passant par les urgences de l’Hôpital Général de Référence Nationale, (HGRN) et les marchés de la capitale, l’achat d’un médicalement sans ordonnance est monnaie courante. Ce médicament se négocie comme tout autre produit sur le marché. Le médicament est demandé, le prix est proposé, la négociation est entamée et la venté est plus souvent conclue.

Aldo, la trentaine révolue, est vendeur des médicaments devant les urgences de HGRN. Il nous explique comment on procède quotidiennement à la vente des médicaments : « Chaque matin, je m’installe là et j’attends les clients ». Pour Dr Aldo, comme on le surnomme, il est difficile de refuser de vendre un médicament sans ordonnance à un client.

Certes, c’est un business rentable, mais les dangers liés à l’achat d’un médicament sans ordonnance sont énormes, expliquent quelques professionnels de la santé. « Dommage que les médicaments soient vendus sans ordonnance. Aujourd’hui, les gens se procurent de médicaments dans des boutiques au quartier pour se soigner. Même s’ils sont soulagés par la prise de ce médicament, ils ignorent totalement les conséquences qui adviendront quelques années plus tard. »

Selon un professionnel de la santé bien connu dans le métier qui a préféré garder l’anonymat, il serait judicieux se munir d’une ordonnance médicale pour l’achat des médicaments, surtout pour des médicaments dont la conservation est difficile.

Si certains évoquent les dangers liés à la prise de médicaments d’origines douteuses, Mme David donne les raisons de « l’inconscience » des tchadiens.  « Je suis bien consciente des risques que nous courons dans la prise des médicaments sans ordonnance. Mais, nous ne pouvons rien faire du moment où nous vivons une paupérisation ». Même à l’hôpital ou à la pharmacie, ce sont les médicaments que nous achetons dans la rue qu’on nous prescrit. Alors pourquoi allé dépenser pour ce qu’on sait qu’on va nous prescrire, s’exclame Brahim.

On sait que ces médicaments sont exposés aux aléas climatiques et leur origine reste un mystère. À cet effet, un travail de sensibilisation et de communication doit être sérieusement fait afin que la population sache les méfaits de l’automédication.

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