Tchad : L’ADC interpelle les femmes et les autorités sur la question de la dépigmentation

Tchad : L’ADC interpelle les femmes et les autorités sur la question de la dépigmentation

L’Association pour la défense des droits des consommateurs (ADC), dans un communiqué de presse publié ce jeudi, interpelle les femmes sur l’utilisation des produits cosmétiques décapants qui nuisent à la santé dermatologique.

L’organisation se réjouit d’emblée des progrès faits dans la promotion de la femme. L’Association pour la défense des droits des consommateurs (ADC), engagée dans la prévention sanitaire, saisit l’opportunité  pour exprimer sa profonde préoccupation par rapport à l’utilisation généralisée des produits cosmétiques décapants (produits éclaircissants) par les femmes pour se dépigmenter la peau, lit-on dans le communiqué signé de Daoud Elhadj Adam, ce jeudi, 07 mars 2019.

Le phénomène de dépigmentation volontaire constitue une menace grave à la santé  de la femme tchadienne, car il entraîne des complications dermatologiques et d’autres maladies graves tels que, l’hypertension artérielle, le diabète, les endocrinopathies, souligne le communiqué.

En dépit de l’ampleur des dégâts sanitaires causés par l’usage de ces produits décapants au Tchad, force est de constater que la dépigmentation volontaire de la peau par les femmes est devenue une pratique banalisée observée dans les zones urbaines et rurales et considérée comme un acte normal par notre société, s’étonne l’ADC.

Le communiqué de noter que le coût économique ainsi que son impact sur la santé physique et mentale constituent un véritable enjeu de santé publique et une entrave certaine aux objectifs de développement durable, d’où la nécessité d’une prévention.

Face à cette situation qui constitue un défi majeur de la femme tchadienne, l’ADC demande :

  1. Aux femmes et aux hommes de méditer à l’occasion de cette journée, sur ce phénomène dangereux qui gagne toutes les couches sociales et de n’avoir aucun complexe à cause de la peau noire.
  2. A la CONAF, à la CELIAF et aux autres organisations des femmes d’inscrire la lutte contre la dépigmentation dans leur plan d’actions en vue de son éradication.
  3. Aux ministères en charge de la Santé publique, de la Famille et de la Communication d’initier de larges campagnes de sensibilisation sur les dangers et les conséquences de l’usage des produits décapants et de prendre d’autres mesures appropriées pour éradiquer ce fléau.
  4. Aux professionnels de la santé à s’impliquer davantage dans la sensibilisation des femmes sur les conséquences de la dépigmentation volontaire.
  5. Aux partenaires techniques et financiers d’accompagner le gouvernement dans l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies  d’éradication de la dépigmentation qui constitue un enjeu pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD).

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