Tchad : l’absence des transporteurs dans les réseaux routiers fluidifie la circulation à N’Djaména

Tchad : l’absence des transporteurs dans les réseaux routiers fluidifie la circulation à N’Djaména

Le mot d’ordre de grève des transporteurs est très suivi aujourd’hui lundi 22 janvier 2018 à N’Djaména. Les minibus et les taxis jaunes sont absents de la circulation. Les usagers de ce transport en commun ont eu de la peine pour aller au travail, les automobilistes et les motocyclistes découvrent une journée fluide. Les embouteillages habituels sur certaines artères de la capitale sont absents. Même l’embouteillage permanent de l’aile nord du Marché Central est inexistant. Moins d’altercation entre usagers des routes. L’absence des transporteurs dans les réseaux routiers de N’Djaména semble fluidifier la circulation dans la capitale tchadienne.

 

Dans tous les carrefours de N’Djaména sillonné, la circulation semble être désengorgée. «Depuis le matin nous circulons sans embouteillage. Il n’y a pas des arrêts et départs brusques des chauffeurs des minibus et taxis. Bien que cette situation fait mal aux uns, mais le Gouvernement doit repenser le secteur de transport en commun pour éviter de tel désagrément» explique un automobiliste, visiblement très joyeux de retrouver une circulation moins embouteilleuse.

Entretemps, le collectif des syndicats des transporteurs a été reçu par le ministre des Infrastructure, de Désenclavement et de l’Aviation Civile M. Adoum Younousmi pour décanter la situation. Il a donné jusqu’au 10 février 2017, aux transporteurs de consigner leurs doléances dans un mémorandum. Le porte-parole de ce collectif M. Abdoulaye Brahim Adoum explique que l’augmentation des prix du carburant n’arrange pas les transporteurs urbains. Selon ses propres calculs, sur les 20 litres de carburant que les transporteurs pour la ville de N’Djaména consomment par jour, avec la hausse de carburant, en 2018, chaque transporteur débourse à l’État, une somme de 648 000 FCFA par an et par véhicule. Et rien que pour les minibus et taxis pour le transport urbain de la ville de N’Djaména, avec ce montant de 648 000 FCFA fois 12 mois et fois 3 500 véhicules, l’État encaisse une somme supplémentaire de 2 268 000 000 FCFA. Alors les transporteurs paient des taxes et autres au même État. Le porte-parole du collectif estime que les transporteurs sont doublement taxés par l’État.

Entretemps, l’on apprend que le collectif des transporteurs annonce une communication aujourd’hui à 16 heures. Tout, porte à croire qu’après l’audience accordée par le chef de département des Infrastructures, de Désenclavement et de l’Aviation Civile, l’appel à la grève des transporteurs pourrait être levé.

 

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