Tchad : la propreté des avenues de N’Djamena dépend-t-elle de la sortie du Président Déby ?

Tchad : la propreté des avenues de N’Djamena dépend-t-elle de la sortie du Président Déby ?

La propreté des avenues de la ville de N’Djamena pose jusque-là un véritable problème. Ces voies ne sont généralement pas nettoyées sauf en cas de passage du président de la République Idriss Déby Itno.   

On ne peut témoigner de la propreté de la ville de N’Djamena ou encore des avenues de la  capitale que lorsque le président de la République effectue un déplacement à l’intérieur de la ville.

Les agents des communes d’arrondissements sont déployés rapidement sur les avenues pour les rendre propres lorsque le premier des Tchadiens effectue une sortie dans la ville. Par exemple quand le président Déby doit se rendre à l’hôtel Hilton ou Radisson, l’avenue est soigneusement nettoyée. Des ordures qui sont entassées çà et là aux abords de cette voie sont enlevées à la vitesse de lumière.  S’il doit se rendre au Palais du 15 janvier, c’est le manège. De fois, on repeint même les façades de certains monuments et institutions. Pas plus tard que le 20 novembre, quand le président Déby devait venir à Radisson pour l’ouverture de la conférence des ambassadeurs, des agents de la voirie se sont activés à enlever les ordures tout au long de l’avenue Félix Eboué. Apparemment les grandes artères n’ont droit qu’au coup de balai que quand le raïs doit les emprunter.

Les seules avenues réputées pour être toujours sont celles qui passent la Présidence, celle qui mène à l’aéroport et enfin celle qui mène à la Résidence privée du leader tchadien.

Mais au finish, à qui cherche-t-on à plaire ? A la population ou au boss national ?

Selon la vision du chef de l’Etat, la ville de N’Djamena doit être la vitrine de l’Afrique centrale. Que ceux à qui il a confié la tâche de rendre cette ville belle l’aide à l’accomplir que de chercher à lui montrer la face cachée des choses.

L’on doit comprendre qu’une  capitale doit être propre et ce, à tout moment. Sa propreté ne doit pas dépendre pas de la sortie de quelqu’un moins encore du Président. Si le maire de la ville de N’Djamena demande à ses concitoyens de rendre leurs devantures belles, il est de l’obligation des communes de mettre de la propreté sur les rues et avenues.

Nguena Oundoum Cynthia

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