Tchad : la procédure de délivrance du permis de conduire relativement respectée

Tchad : la procédure de délivrance du permis de conduire relativement respectée

Dans le cadre du dossier de la rédaction de Tchadinfos sur la délivrance des documents officiels, il est question aujourd’hui du permis de conduire. Il s’agit d’une autorisation préalable délivrée par l’administration et nécessaire pour la conduite des véhicules à moteur dont la cylindrée dépasse un certain seuil. Au Tchad, sa délivrance suit une procédure.  

Le permis de conduire est un document qui est exigé pour tout conducteur d’engin à deux ou quatre roues. Mais bon nombre de Tchadiens conduisent ces engins sans avoir reçu cette autorisation. Ce qui est à la base la cause des accidents enregistrés çà et là tous les jours. Pourtant son obtention n’est pas compliquée.

Selon Moussa Kadji, examinateur au Bureau d’examen du permis de conduire, « d’après la loi en vigueur, peut avoir le permis une personne qui est passée par une auto-école ou un autodidacte », explique-t-il. Mais il conseille la formation dans les auto-écoles car dans les stations, on n’apprend pas le code de la route. La formation dans les auto-écoles dure quarante-cinq jours. Après cette phase, l’apprenant passe un examen au bureau d’examen du permis de conduire, au ministère des Infrastructures, du Transport et de l’Aviation civile. Le test se passe tous les mercredis.

« Aujourd’hui, je présente 20 candidats. Nous dressons la liste à partir des fiches de renseignement pour l’examen du permis de conduire des candidats de toutes les auto-écoles présents.  Après, nous allons remettre cette liste aux examinateurs et ils pourront commencer le test. Pour passer l’examen les candidats doivent payer 9 000 FCFA » informe le directeur d’une auto-école rencontré au terrain. En possession de la liste, les examinateurs commencent le test avec le code de la route. Si le candidat n’identifie pas 3 panneaux sur la dizaine montrée, il échoue son test de code. Par conséquent il ne fera pas celui de conduite, qui consiste à la réalisation du créneau et à la conduite en ville. « Vous voyez comment c’est difficile de passer le permis. C’est même les directeurs des écoles qui nous demandent d’être plus sévères », déclare Moussa Kadji. C’est la raison pour laquelle il définit le permis de conduire comme un « diplôme » qu’on obtient comme tout autre diplôme après un examen.

Au Tchad, après la réussite à l’examen, l’examinateur et le président de la commission d’examen du permis de conduire signent et remettent au candidat une autorisation provisoire valable pour deux mois. Si durant ces deux mois, le détenteur de ce permis provisoire n’est pas impliqué dans un accident, il revient avec son permis provisoire et une somme de 15 000 FCFA pour se faire délivrer un permis définitif.

D’après les autorités, l’examen et la délivrance de l’autorisation provisoire de conduire sont décentralisés. Cependant pour avoir le permis définitif, les délégués régionaux envoient la liste des candidats qui ont respecté les deux mois d’essai et les frais à N’Djamena pour la confection du permis de conduire définitif.

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