Crise au nord du Tchad : la HAMA inquiète du traitement de l’information

Crise au nord du Tchad : la HAMA inquiète du traitement de l’information

La diffusion de certaines informations sur la situation confuse au Nord du Tchad et le traitement des sujets ayant trait à la secte Boko-Haram, par certains médias de la place, inquiètent l’organe régulateur, la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA).

La Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) dans un communiqué, signé de son président, Dieudonné Djonabaye, le 4 décembre 2018, dit constater depuis quelques jours la diffusion dans certains médias des « propos déplacés ou des contenus copiés sur des sites à caractère subversif » portant sur une situation possible de guerre dans le Nord du Tchad. Ceci, selon la HAMA « sans apporter des preuves ou des faits probants pour étayer lesdits contenus ».

L’organe régulateur rappelle à cet effet que, les médias sont des acteurs majeurs de la paix et de la cohésion sociale dans le pays. Par conséquent, selon la Haute autorité, les médias doivent contribuer à enrichir le débat public aux fins de lutter efficacement contre les menaces à la paix, à la sécurité et à l’intégrité du Tchad que constituent les éléments de Boko-Haram et les groupes terroristes.

En outre, la HAMA rappelle aux responsables des médias l’article 90 de l’ordonnance 025/PR/2018 du 29 juin 2018 portant régime de la presse écrite et média électronique au Tchad. Cet article dispose que : « …seront punis de la peine ceux qui, par l’un des moyens prévus à l’article 78 ci-dessus, auront fait l’apologie du terrorisme, du djihadiste, des crimes de guerre et des crimes ou délits de collaboration avec les terroristes, les forces ennemies, les djihadistes ou tout autre groupe qui cherche à s’attaquer à l’intégrité du territoire, à l’ordre public, à la sécurité intérieure et extérieure ainsi que la cohésion sociale. »

Au regard de ces dispositions et eu égard aux contenus de certains médias, la HAMA compte sur le sens de responsabilité des responsables des médias pour « veiller aux contenus qu’ils diffusent pour éviter certaines dérives ». Pour le juge des médias, la liberté d’expression est certes un droit mais elle est encadrée par les textes de la République. Et cette liberté ne peut s’exercer que dans un pays en paix et en sécurité.

Laisser un commentaire