Tchad : La Coopérative de tissage manuel féminin en difficulté

Tchad : La Coopérative de tissage manuel féminin en difficulté

Société- Développer le secteur primaire pour est un pays à faible revenu comme le Tchad est essentiel pour le décollage des autres secteurs. Investir mais surtout bien le faire en finançant et en encourageant les initiatives communautaires est l’une des options à privilégier. Hélas, à l’image de la Coopérative de tissage manuel féminin (COTIMAF), d’autres coopératives broient du noir.

 La Coopérative de tissage manuel Féminin (COTIMAF),  est créée en 1991 à N’Djamena. Située dans le 1er arrondissement de la capitale tchadienne, la COTIMAF regroupe 69 femmes. Elle est l’un des centres de formation en tissage  et de production des tissus au Tchad. Son but principal est de créer des emplois pour les femmes démunies et de valoriser le coton tchadien “disponible en quantité”.

Pour sa présidente, Koussa Tagbo, sa mutuelle a une importance capitale dans le processus d’autonomisation des femmes.<< Améliorer les conditions de vie de nos membres par l’augmentation de leurs revenus; promouvoir et développer des activités; mettre à la disposition des membres les matériels nécessaires aux différentes productions, puis assurer l’approvisionnement de ces dernières en matières premières>>, relate ainsi Koussa Tagbo, pour parler des objectifs assignés à sa structure.

Elle poursuit que son centre est non seulement bénéfique pour les femmes qui y travaillent mais aussi pour la population tchadienne. Ceci, illustre-t-elle,  grâce à ses productions qui sont entre autres les nappes de tables, les sets et serviettes, les prêt-à-porter, les sacs  et trousses.

“L’importance de cette usine de fabrication des tissus est énorme”.Toutefois, malgré les aides que reçoit la COTIMAF, jusque-là, elle peine à se relever. Les  employées ont du mal à travailler dans son état actuel, et les activités tournent au ralenti. « La Coopérative de tissage manuel féminin est mise aux oubliettes, la situation actuelle  de la caisse  est mauvaise. Nous sommes sans financement. Il y a les factures d’eau à régler, le gardien qu’on doit payer, les problèmes ne font que s’entasser s’entassent. Parlant de notre bâtiment, certaines parties du toit sont arrachées par le vent. Ajoutons à ces difficultés, le manque de file à tissage pour nous permettre de travailler et certaines machine sont usées. C’est pratiquement impossible de travailler dans ces conditions>>, déplore Koussa Tagbo. Elle lance par ailleurs, un cri de coeur au gouvernement et aux personnes de bonne volonté pour les venir en aide.

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