Tchad : le gouvernement tchadien s'engage à rembourser 800 millions FCFA détournés Fonds mondial de lutte contre le sida

N’DJAMENA, 14 octobre (Xinhua) — Pour bénéficier, au cours des trois prochaines années, de 124 millions d’euros (soit plus de 81 milliards de F CFA) pour la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, le Tchad doit rembourser Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme 800 millions de F CFA (plus de 1,2 million d’euros) qui n’ont pas été bien gérés au cours des précédentes subventions, a annoncé mardi à Xinhua Wilfried Thalmas, gestionnaire du portefeuille Tchad au Fonds mondial.

Le Tchad devra également réformer son Haut conseil national de coordination (HCNC) pour l’accès au Fonds mondial et une implication des artistes pour qu’ils servent de relais dans la sensibilisation de la population à la lutte contre les trois maladies, a ajouté M. Thalmas.

La mission du Fonds mondial, qui séjourne à N’Djamena dimanche, a également demandé la réforme de la Centrale pharmaceutique d’ achats (CPA), pour éviter la rupture de médicaments.

Le gouvernement tchadien s’est engagé à rembourser les 800 millions de F CFA, selon M. Noh Adafana, président du HCNC.

Le 15 août, le Tchad a déposé sa note conceptuelle au Fonds mondial, sollicitant un nouveau financement contre le sida, le paludisme et la tuberculose. La subvention en cours prend fin en décembre prochain.

Au Tchad, le taux de prévalence global du VIH sida est de 3,4% dans la population de 15-49 ans, selon des données du ministère de la Santé publique de novembre 2012, alors que 360.000 personnes vivent avec une VIH, sur une population totale estimée à plus de 11 millions d’habitants.

Quant à la tuberculose, 11.500 cas ont été détectés en 2013, avec 70% de guérison et un taux d’échec au traitement de 5%, selon des données du Programme national de lutte contre la tuberculose ( PNLT). La tuberculose est la première cause de mortalité chez les patients atteints de VIH.

Le paludisme, maladie autrefois saisonnière, est devenu aujourd’ hui une pathologie courante au Tchad.

L’analyse épidémiologique du pays montre en effet que 98% de la population vivent dans des zones à risque au paludisme.

Selon l’Enquête sur les indicateurs du paludisme 2010, la prévalence de la pandémie y est de 29,8%; elle varie selon les tranches d’âge: 35,8% chez les enfants de moins de 5 ans, 39,3% chez les enfants entre 5 à 14 ans et 15,2% chez les plus de 15 ans.

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