Tchad : chute des prix des denrées sur les marchés

Tchad : chute des prix des denrées sur les marchés

SOCIÉTÉ – 2020 s’amorce sous de meilleures auspices pour les ménages ndjamenois. Le panier de la ménagère s’agrémente au regard de la diminution des denrées alimentaires dans les souks.

9h. Le marché d’Atrone se réveille bruyamment. Le dédale de ruelles réunissant boutiques, étals et bazars divers, fourmille de monde. Cette fraîche matinée de vendredi balayée par le vent. Béadjim, acculé dans son dépôt de céréales guette d’éventuels acheteurs. Il vend du riz, du maïs et du mil rouge dont les prix sont respectivement de 40.000, 18.000 et 11.000 ou 10.000 francs CFA (crédit ou cash). Mais il y’a peu, ces céréales coûtaient plus chers. “Riz=50.000, maïs=24.000 et mil rouge= 15.000”, renseigne-t-il. Croisé là, Herman, père de famille est prévenant. Il achète 1 sac de maïs pour prémunir sa maisonnée. “On ne sait jamais”, ironise-t-il.

Effet domino

Depuis “les mesures d’austérité’’ imposées, les prix des denrées ont chuté. Les commerçants tout aussi éprouvés consentent à baisser les prix de leurs produits.

Marché central, 12h. Des galeries sont disposées par catégorie, de vendeurs assis ou penchés derrière leurs marchandises. D’aucuns appellent avec insistance d’éventuels clients. Le constat est probant. Les prix ont relativement baissé. Le bidon de 20L d’huile de 22.000 francs est actuellement vendu à 15.000 francs. Le sachet de pâte de 500 vaut désormais 400 francs. Le tas de 3 savons vendu à 500 est de 4 savons pour 550.

Marché de Dembé. Le poisson ne fait pas exception. Le sac de gros poisson (Saddam) de 100.000 est à 80.000 francs. Celui de moyens poissons (Oustani) de 60.000 ne dépasse plus les 35.000 francs. Le tas (Kom) de carpes vendu 1 500 est acheté 750 francs. Bien que la crise y soit pour beaucoup, notons cependant que ces prix oscillent en fonction des saisons. En saison sèche, le prix du poisson baisse. Par contre en saison pluvieuse, il augmente.

A l’abattoir d’Atrone, la viande est prisée pour sa qualité. Actuellement, le prix y est aussi pour beaucoup. “Le bœuf qui coûtait entre 150.000 et 100.000 francs se vend  à 80.000 francs”, confie Adam, abatteur sur le site.

Bactar Frank I.

3 Commentaires

  1. Koularambaye Bamyo Félix
    22 février 2020 at 19 h 13 min Répondre

    Reste à savoir si ces prix seront continuels

  2. habgue
    23 février 2020 at 12 h 12 min Répondre

    c est une bonne nouvelle pour le consomateur ndjamenois .Merci

  3. Leva Laoung Rodrigue
    24 février 2020 at 15 h 41 min Répondre

    C’est Bien Cette Nouvelle. J’aimerais Avoir Le Cause De Cette Bonne Nouvelle.
    Je Veux Asse Que Le Gouvenement Nous Conserve Ces Prix.

Laisser un commentaire

SITUATION DU TCHAD

Confirmés : 860 

Guérisons : 770

Décès : 74

%d blogueurs aiment cette page :