Tchad : ce qu’ont été les CTS qui protégeaient Ngarta Tombalbaye

Tchad : ce qu’ont été les CTS qui protégeaient Ngarta Tombalbaye

Les Compagnies Tchadiennes de Sécurité (CST), étaient la garde rapprochée du président Ngarta Tombalbaye. Bien équipées et pourvues en armes, les CTS étaient sur toutes les lèvres à l’époque. C’est elles qui étaient en première ligne lors du coup d’Etat du 13 avril 1975.

C’est aux termes du décret n°176/DFPA-318 du 29 août 1966 que les Compagnies Tchadiennes de Sécurité ont été créées. Le premier article stipule qu’ « Il est créé dans la République du Tchad un corps para-militaire d’unités mobiles de la police dénommée « Compagnies Tchadiennes de Sécurité » relevant du ministre de l’intérieur et placées sous les ordres directs de celui-ci. Le directeur de la sûreté nationale est responsable de l’emploi et de l’administration des Compagnies Tchadiennes de Sécurité ».

Les Compagnies Tchadiennes de Sécurité (CTS) sont principalement chargées du maintien de l’ordre et de la sécurité publique. Elles peuvent en particulier, participer aux divers services d’ordre, effectués conjointement avec les corps urbains et les autres forces de l’ordre lors des manifestations de toute nature (cérémonies, voyages officiels, escortes de personnalités, etc).

Elles renforcent l’action des corps urbains, notamment, service de la circulation sur la voie publique ou patrouilles urbaines. Tout en assurant la surveillance et le contrôle des frontières : terrestres et fluviales et des aéroports, les CTS participent à la police des voies de communication : surveillance du réseau routier et de la circulation sur les grands itinéraires, contrôle de la navigation fluviale. Elles contribuent aux missions de secours et d’assistance : en cas de sinistres graves ou de calamités publiques (inondations graves, épidémies, etc).

Par contre, les Compagnies Tchadiennes de Sécurité ne peuvent être déplacées que sur l’ordre du directeur de la sûreté nationale après accord préalable du ministre de l’intérieur. Son personnel ne peut être utilisé qu’en unités constituées et sous les ordres de ses chefs. Par ailleurs, les CTS peuvent exceptionnellement assurer des gardes statistiques. En aucun cas ces gardes ne doivent revêtir un caractère permanent.

Dans son texte fondateur, il est précisé que, le corps des CTS est placé sous le commandement au moins d’un officier de police. Ainsi, le commandant du corps des CTS est nommé en conseil des ministres sur proposition du ministre de l’intérieur. Il est placé sous l’autorité du directeur de la sûreté nationale. Il exerce son pouvoir hiérarchique sur l’ensemble du personnel du corps quel que soit le lieu de stationnement des unités.

D’autre part, les agents des CTS ont même compétence et même statut que les autres personnels de police en tenue. Ils n’en diffèrent que par un régime de travail particulier, un entrainement spécialisé et un insigne de corps distinctif.

Après leur création, les CTS ont été organisées par le décret n°71 du 20 mars 1967. De ce fait, depuis sa création, la CTS est devenue le bras armé du président Tombalbaye. Elle exécutait ses ordres et réprimait les manifestations. Comme le témoigne le général Doumro cité par l’historien Mahamt Saleh Yacoub en ces termes : « En 1971, il y avait une manifestation des lycéens de Fort Lamy. Elle a été durement réprimée par la CTS », disant un peu plus loin que « la CTS s’est mise à verser de l’eau chaude sur les enfants ».

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