Tchad : ce que l’on sait de la fusillade qui a fait 6 morts à Farchana

Tchad : ce que l’on sait de la fusillade qui a fait 6 morts à Farchana

6 personnes tuées et 3 autres blessées par des individus armés, à Farchana, dans le département d’Assounga, province du Ouaddaï. Les autorités locales sont sur le terrain pour s’imprégner de la situation.

Des individus armés ont ouvert le feu dans la nuit du lundi 8 juillet, dans un débit de boisson, à Farchana, une localité située à 120 kilomètres de la ville d’Abéché, chef-lieu de la province du Ouaddaï, tuant six personnes et blessant trois autres. Après leur forfait, les assaillants emportent une moto qu’ils convoitaient toute la journée devant ce bar de Farchana, très fréquenté. Ils réussissent aussi à se retirer avec la caisse du bar.

Le gouverneur de la province du Ouaddaï, le général Ramadan Erdebou s’est rendu hier mardi 9 juillet, sur les lieux. Des sources sécuritaires locales renseignent que deux des présumés meurtriers sont arrêtés et les recherches se poursuivent pour mettre la main sur les autres. 

Parmi, les victimes, apprend-on, il y a deux éléments de la Force Mixte Tchad-Soudan, le propriétaire du bar, un gérant et deux autres personnes. D’après des sources locales, ces individus ont ouvert le feu pendant que les victimes étaient concentrées à suivre le match de la CAN, sur un écran du bar.

Cette attaque qui précède plusieurs autres dans la province du Ouaddaï devient de plus en plus embarrassant pour les autorités locales. Dans cette contrée située à l’extrême-est du Tchad, à la lisière du Soudan, est en proie depuis quelques semaines à des conflits intercommunautaires, des vendettas, des vols à main armée etc. Malgré des nouvelles mesures préconisées par les autorités, des actes inhumains dégradant se répètent mais ne se ressemblent pas.

Le mois passé, un conflit intercommunautaire a fait plus d’une trentaine de morts. La semaine dernière, des inconnus ont tué deux personnes et ils les ont enterrées avec leurs chevaux, dans une fosse. D’autres actes de vandalisme sont signalés de temps en temps. Les autorités doivent-elles changer de fusil pour contrer la circulation très facile des armes à feu dans la province du Ouaddaï ?

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