Tchad: bras de fer syndicats-gouvernement, qui en pâtit?

Tchad: bras de fer syndicats-gouvernement, qui en pâtit?

Le combat entre le gouvernement et la plateforme syndicale revendicative se poursuit pendant que la rentrée académique 2018-2019 est lancée. Les parents d’élèves qui ont des moyens ont préféré, cette année, opter pour le privé. Dans cette bataille syndicats-gouvernement, ce sont les élèves, enfants de pauvres qui en pâtissent.

 Alors que la rentrée scolaire est déjà lancée par le ministère de l’Education, gouvernement et plateforme syndicale revendicative se tiraillent sur la question de la levée de grève. Conséquence, les écoles du secteur public sont restées fermées.  Entretemps, les écoles privées sont à leur deuxième semaine de cours.

Cette situation de grève dans le public a des répercussions négatives sur les parents d’élèves pauvres et la compétitivité des écoles publiques. D’une part, les parents d’élèves sont obligés d’inscrire leurs progénitures dans le privé à cause des grèves répétitives dans le secteur de l’éducation. Au Tchad, les écoles publiques sont considérées comme celle des pauvres. Car, le coût est à la bourse de tout le monde. Les autorités de ce pays ont quasiment tous leurs enfants dans les prestigieuses écoles privées. D’autre part, l’école publique perd davantage ses lettres de noblesse parce que le programme scolaire n’est pas souvent achevé. Le résultat du bac 2018 doit servir d’exemple au gouvernement pour se rattraper durant cette année 2018 2019. Aucun établissement public ne figure dans le top 10 du classement des meilleurs établissements au bac. Les dix premières sont occupées par les établissements confessionnels sinon privés. La faute au gouvernement qui ne veut pas lâcher prise face aux syndicalistes très engagés.

Si le malheur des uns fait le bonheur des autres, la grève du secteur public profite largement au secteur privé. Dans la capitale, N’Djamena, le taux de fréquentation des établissements privés a augmenté. Certains de ces établissements ont même revu en hausse les taux d’inscription.

Vivement que gouvernement et syndicat trouvent une attente pour que les écoles publiques puissent démarrer avec l’année scolaire 2018-2019.

Un commentaire

  1. Conséquences entre le choque du syndicat et du gouvernement – United Africa News
    9 octobre 2018 at 14 h 48 min Répondre

    […] Source: Tchadinfos […]

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