Tchad : bloqués à l’entrée sud de Ndjamena, ils trouvent des voies détournées pour regagner chez eux

Tchad : bloqués à l’entrée sud de Ndjamena, ils trouvent des voies détournées pour regagner chez eux

Lassés d’attendre la régularisation de leur situation, les voyageurs bloqués à l’entrée sud de N’Djamena prennent des voies détournées pour regagner la capitale tchadienne. 

Sacs sur la tête, dans les mains et parfois sur les motos. C’est ainsi que fini le voyage de Solange et ses compagnons. Il y a quelques heures encore, ils étaient coincés à l’entrée sud de la ville de N’Djamena. La raison : le reconfinement de la capitale. 

Faut-il encore le rappeler, le gouvernement a décidé de mettre en quarantaine la ville de N’Djamena afin de parvenir à contrer la propagation accélérée de la pandémie du coronavirus ces dernières semaines. Ces mesures sont entrées en vigueur depuis le 1er janvier.

Tout commence à 18 heures passées quand le couvre-feu empêche à quelques gros porteurs et bus de rentrer à Etena. Là commence l’attente de Solange, étudiante à l’université de N’Djamena, de retour des congés. Cette jeune fille est allée à Sarh fêter avec ses parents. « La decision m’a trouvé là-bas. Il était question de regagner N’Djamena avant la fin de la journée. Malheureusement, les conditions routières ne nous ont pas aidé à vite rouler et nous sommes arrivés à 18 heures fort », confie Solange. 

Rallier N’djamena à tout prix

L’étudiante de 23 ans n’imagine pas que son retour à N’Djamena serait émaillé de difficultés. « Si je savais que jusqu’à 9 heures, je serai encore bloquée en dehors de N’Djamena, je n’allais même pas me précipiter », regrette-t-elle. 

A l’image de Solange, plus de 300 personnes sont bloquées à l’entrée de la ville. C’est le cas de Ghislain. «  c’est depuis hier 20 heures que nous sommes bloquées avec ma famille », indique-t-il.

Il faut le souligner, parmi ces personnes bloquées, les deux tiers sont constitués des enfants et des femmes. 

A défaut de solutions,  les passagers priorisent  les voies non-réglementaires

«  A défaut du cheval, on monte l’âne », dit-on. Ici, à défaut des solutions des autorités, les voyageurs se créent des pistes de sortie. « Nous sommes obligés de marcher par la brousse afin de regagner Koundoul et rallier N’Djamena », explique Solange. 

« Le Gouvernement a pris la décision de reconfiner la ville sans tenir compte des contours. Il fallait prendre les mesures de voyage avant d’arriver à fermer », recommande Ghislain. 

Malgré que certains soient partis par les voies détournées, un grand nombre est toujours bloqué. Un appel est adressé au Gouvernement afin que des mesures soient prises pour leur permettre de rentrer.  

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