Tchad : avec les mesures barrières, les  agences de voyage se lèchent les doigts

Tchad : avec les mesures barrières, les agences de voyage se lèchent les doigts

Depuis un certain temps, les agences de voyage à N’Djamena augmentent le tarif des voyages, rendant ainsi les déplacements rudes. Votre journal Tchadinfos.com a fait un tour dans ces agences.

Dès l’arrivée du Coronavirus au Tchad, le gouvernement a pris certaines mesures parmi lesquelles, la mise en quarantaine de la ville de N’Djamena et l’interdiction de la circulation des transports commerciaux. Cette décision a rendu ainsi la vie difficile aux usagers des transports communs.

Le 25 juin, le gouvernement tchadien a levé certaines de ces mesures pour permettre les déplacements des citoyens au sein de N’Djamena ainsi qu’en dehors de la capitale. Ceci sous des conditions auxquelles les transporteurs de bus et les usagers doivent se conformer. Il s’agit notamment du port obligatoire des masques et du nombre de place limité.

Pour les agences de voyages, au lieu de deux personnes par chaise, il faut désormais une personne. Un changement qui a exposé les Tchadiens à une augmentation vertigineuses des prix de transport.

Dans les agences Sud voyage, STTL, Abou Hamama et autres, le constat est le même. Les tarifs de voyage de chaque destination ont augmenté d’au moins 5.000F. Même chose dans les agences de voyage à destination du nord du pays. S’estimant abusés, les clients se lamentent.

Le comble, c’est qu’aucune des conditions précitées n’est respectée. Tout semble être normal. Une situation qui préoccupe les usagers de ces moyens de transport. Le prix est vraiment exorbitant déplore une femme, la quarantaine révolue qui requiert l’anonymat. « Je ne comprends plus ce qui se passe. Avant, pour se rendre à Doba, il me suffisait seulement de 12.000f mais aujourd’hui, ils ont tout augmenté. J’ai pris un ticket à 17.500f pour aller à Doba. Et je ne peux pas faire autrement car c’est le cas dans toutes les agences » confie-t-elle.

Joel Godé rencontré à l’agence Sud voyage ne reste pas indifférent de cette situation. Il souhaite se rendre à Moundou. Pour lui, c’est anormal. « Avant c’était 10000f mais aujourd’hui on me parle de 15.000f pour quelle raison je ne sais pas. Ça serait normal si le nombre de passagers était réduit mais ce n’est pas du tout le cas. Si rien ne doit changer et que le tarif doit augmenter, là c’est inexplicable ».

Même son de cloche chez Nerambaye Ningayo qui lui aussi désire effectuer un déplacement dans le Logone occidental. Pour sa part, aucune mesure barrière contre la Covid-19 n’est respectée. « Je suis désolé du fait que les conditions données par le gouvernement afin de permettre les déplacements sans risques de propagation de la pandémie ne soient respectées. En plus de cela, on nous oblige à payer plus que le tarif habituel. Il faut que les choses changent sinon, nous n’allons pas nous en sortir », s’insurge-t-il.

Nos tentatives pour avoir la version des faits des responsables des agences de voyage ont été vaines. Aucun responsable ne souhaite se prononcer sur la question.

Sur la base de ce constat, l’on se demande si le gouvernement n’a pas installé un comité de veille pour garantir le respect des conditions de reprise des activités des agences de voyage ?

Nguena Oundoum Cynthia

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