mardi 29 novembre 2022

Tchad : à la découverte de la communauté Kotoko au festival Dary

Ils sont artistes céramistes, danseurs traditionnels, guerriers, les Kotoko font partie de l’histoire tchadienne. Découverte de cette communauté à la 3e édition du festival Dary.

Grands boubous accompagnés de foulard au cou, sagaie en main, les Kotoko ont répondu présents à la rencontre des cultures tchadiennes à la Place de la nation à N’Djamena. Campés dans une tente qui regroupe les 10 arrondissements de la ville de N’Djamena, des objets d’arts et autres des Kotoko n’ont été présentés que durant quelque temps.

Même pendant la présentation de leur danse traditionnelle, peu de gens ont saisi la portée des pas exécutés. Des danses aux contenus variés. Elles représentent tout un sens pour les Kotoko mais passées inaperçues aux yeux du public.

Le Miley

Le Miley, est une danse royale. Elle n’est pas exécutée par n’importe qui. Elle est réservée aux princes, aux princesses et aux notables de la communauté.

La Koboune

Elle est une danse populaire guerrière. Ceux qui esquissent les pas de cette danse s’habillent à la mode guerrière: sagaie en main, accompagné d’un habillement des guerriers.


La Darmayan

Elle fait partie des danses Kotoko. On la danse avec la chasse-mouche.

Les Michigarés,

Une autre forme de danse des Kotoko destinée aux guérisseurs. Elle est dansée par ceux qui connaissent le secret de la médecine traditionnelle. Il faut aussi être un bon chasseur et avoir un bon niveau d’arc pour la pratiquer.

La guideïrie

Guideïrie est l’une des rares danses de cette communauté. Guideïrie est pratiquée uniquement par les femmes. Certaines danses ont disparu au sein de la communauté.

Origine

Les Kotoko se disent descendants des Sao du Tchad. Le nom Kotoko ne vient pas d’eux selon un notable de la communauté. À l’origine, ils s’appellent « Mantagué ». « On les appelle Kotoko parce qu’ils sont des pêcheurs. Il y a une pêche qu’on appelle pêche des zémis. Zémi est un bateau à filet qui, en pêchant reste à l’opposé des bruiteurs. Et quand les bruiteurs font leur mouvement cela résonne koto-koto-koto. C’est ainsi que le nom Kotoko a pris son origine », raconte t-il.

On les trouve dans trois pays d’Afrique : au Cameroun, Nigeria et Tchad. Leurs villages sont établis sur des buttes naturelles, sites archéologiques. Au Tchad, leur site de Gaoui est beaucoup connu.

L’architecture Kotoko

L’architecture chez les Kotoko est une architecture à deux aspects : l’architecture militaire et civile. La première est stratégique. Elle est faite à base de la terre et à une hauteur élevée pour contrôler l’ennemi de loin.

La muraille est de 5 mètres de hauteur et 4 mètres de large qui entoure les villes et les protègent contre l’ennemi. Et le tour de contrôle est aussi faite à base d’une élévation de terre dénommée Gouti.

L’architecture civile est composée des habitations variées des autochtones. Il y a des cases rondes avec des toits en paille qui portent le nom Vério. D’autres cases sont carrées avec la toiture faite en terre battue appelées Garou. Également il y a des maisons à étages construits par les Kotoko.

Le vestimentaire

La communauté kotoko cultive le coton. Et ce coton est utilisé pour fabriquer de tissu dénommé Gabac. Les Gabacs sont utilisés pour les vêtements.


Les objets d’art

C’est une communauté qui a une histoire à part entière en matière de l’art. La poterie est leur point fort. À la période pré-islamique, les Kotoko enterraient leur morts dans des urnes. Elles sont appelées « urnes funéraires ». De la poterie de l’art, ils fabriquaient aussi les jarres, les cruches et autres.

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