Tchad: 3 487 Nigérians se sont réfugiés au Lac Tchad

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On 29 March 2016 in Kabelewa, temporary schools in the refugee camp of Kabelewa. The school counts eight classrooms for 549 pupils. Out of those 549 children, only 12 had already been to school before. In March 2016, forced displacement in the region of Diffa is becoming regular and is linked to the volatile security situation in the region. Diffa, the Niger's poorest region, has been affected by the consequences of the increased acts of violence in Nigeria, conducted by the armed group Boko Haram, increasingly expanding and targeting the civilian population in Niger - and Diffa region in particular. With water levels starting to fall, the Nigeria-based armed group is seizing the opportunity to cross over the Komadougou River, into Niger from Nigeria. As the river continues to dry up in April and May, we expect to see an increase in violence in the Diffa region. Both refugees and internally displaced people are affected by the insecurity, fleeing attacks and also fleeing to safer locations ahead of attacks. Generally noticed is a movement from locations near the border towards the inland area along the main road where spontaneous new sites are being created and host villages' population increasing. More than 135 displacement sites have been noted along the border with Nigeria.

En date du 6 janvier 2019, 1.658 personnes ont été préenregistrés dont 51% sont des femmes, 58% sont des mineurs et 188 personnes à besoins spécifiques. 46% – soit 758 personnes – parmi celles préenregistrées, ont été transférées au Camp de Dar Es Salam en attendant leur enregistrement biométrique et leur documentation afin de bénéficier de l’assistance et de la protection internationale. Toujours, à la même date du 6 janvier 2019, 3487 Nigérians ayant fui les violences ont déjà été dénombrés par les services étatiques du Tchad. Des chiffres qui sont provisoires au regard de la situation volatile au Nigeria.

Sur le site de transit, toutes les dispositions sont prises pour assurer un transit sécurisé aux réfugiés.

Le HCR et son partenaire CRT (Croix Rouge du Tchad) leur donnent trois repas chauds par jours. Ils reçoivent du PAM (Programme Alimentaire Mondial) chacun des biscuits de haute énergie à la ration de 100g par jour par personne pour une durée de 7 jours de consommation. Sur le plan épidémiologique la situation est calme. Avec l’appui de IMC (International Medical Corps) et IRC (International Rescue Committee), le HCR et le Centre de Santé de Ngouboua ont mis en place 4 équipes pour une prise en charge médicale des réfugiés : une équipe de vaccination à l’accueil et trois équipes dont deux ambulatoires au site des réfugiés et une au centre de santé pour la prise en charge curative, préventive et promotionnelle et nutritionnelle.

La coordination sur le terrain est assurée par le HCR dans l’esprit CRRF (Cadre d’Action Globale pour les réfugiés) afin de faciliter l’accès aux services, d’éviter la duplication des actions et d’utiliser d’une manière efficace les moyens disponibles.

Pour répondre à cet afflux de réfugiés nigérians au camp de Dar Es Salam, le 7 janvier 2019, 100 abris familiaux d’urgence ont déjà été construits et 9 RHU (Refugee Housing Unit) installés. Un hangar a été réhabilité et un autre construit pour augmenter la capacité des structures d’accueil.

Pour le secteur Eau hygiène Assainissement, 20 latrines d’urgence dont 10 à Ngouboua et 10 au camp de Dar Es Salam ont été finalisées. L’ONG ACF France (Action contre la faim) a mis en place sur le site de transit un système de pompage et de traitement d’eau à partir d’un bras du Lac. Dans les réalisations, il y a aussi deux forages fonctionnels autour de la zone d’accueil de Dar Es Salam

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