Tabaski : crise de trésorerie à N’Djamena les moutons ne craignent rien

Tabaski : crise de trésorerie à N’Djamena les moutons ne craignent rien

A la veille de cette la fête des moutons, à N’Djamena rien ne bouge comme dans les années précédentes.

La fête de moutons à N’Djamena se dessine sous un autre angle, le mouvement n’est pas le même. La circulation des moutons dans les quartiers,  la vente dans les marchés de bétails n’est plus comme avant. Les moutons se font rares, la population crie au prix exorbitant des moutons et la cherté de vie, les vendeurs des moutons estiment qu’il n’y a d’argent pas au pays.

Il suffit de faire un tour dans les différents marchés de bétails de la capitale pour s’en rendre compte. Une demande maigre, un nombre de tête aussi. Certains demandeurs craignent l’état de santé de ces moutons, d’autres par contre craignent le prix. La race habituellement vendue au Tchad se fait rares. Dans les marchés, on remarque des moutons squelettiques hauts sur pattes au ventre creux. On dirait qu’il y’a une sécheresse dans le pays. Moustapha Brahim, un client que nous avons rencontré au marché de bétail de Diguel dans 8em arrondissement donne sa version  « regardez les moutons, on nous dit que c’est à 40 000 FCFA, c’est vraiment exorbitant ». Pour Mahadjire Hissein le prix n’est pas à sa portée. « Imaginez ce qu’on gagne comme salaire et le prix de mouton est au moins à quarante mille près. Pourtant le salaire mensuel même n’atteint pas soixante-dix mille francs donc il faut dire cette année, le prix des mouton n’est pas à qui veut la prendre mais à qui peut ». Une chose est sure beaucoup de foyer fêterons sans le traditionnelle mouton, pour agrémenter la journée certaines se rabattront sur la volaille.

Bonne fête!

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