Société : slim, juste corps… quand la mode impacte la tenue scolaire

Ces dernières années à N’Djamena, la tenue scolaire instaurée par le ministère de l’Education nationale est modélisée, dénaturée selon  les tendances vestimentaires par les élèves.

« Il est de la responsabilité des parents de contrôler les enfants avant que ceux-ci ne viennent en cours. Et nous, nous ferons le suivi…», conseille Houzibe Brahim, censeur au lycée privé La Fontaine. Faut-il le rappeler, la tenue scolaire est un uniforme instauré aux établissements scolaires privés et publics par le ministère de l’éducation nationale afin de conformer les élèves d’une part et les distinguer selon leurs établissements de l’autre.

Le port de la tenue ou uniforme est un impératif reconnu par le règlement intérieur des établissements. Les garçons, pantalon et chemise amples. Les filles, jupe paysanne et chemise. Une tenue décente, respectant leurs mœurs et la pudeur.

Malheureusement à N’Djamena, ce n’est pas le cas actuellement. Le port de cet uniforme pose problème. Les apprenants la rechignent et veulent porter ce qui est à la mode d’après eux. La télévision, les réseaux sociaux en sont pour beaucoup. Les garçons portent des pantalons slim. Ultras serrés, ces pantalons nécessitent des braguettes aux bas pour pouvoir les enlever. Des fois, leur taille se termine au niveau du tibia. Les chemises, elles aussi sont très serrées, tirée à quatre épingles au point que leurs aisselles sont incessamment moites de sueur. Les filles ne sont pas du reste. Les jupes sont très courtes, moulantes autour des cuisses. Leurs chemises ne sont plus que des hauts étriqués, des chemisiers très courts qui laissent entrevoir le buste, leur nombril. Elles boutonnent rarement leurs habits.

Des élèves en tenue scolaire hors norme

Cette situation écœure certains responsables d’écoles. L’un d’eux enseignant à Amtoukoui s’offusque : « Ce n’est pas bien. L’école est un lieu de transmission de valeurs, les élèves doivent respecter le règlement. Car la tenue est faite pour uniformiser les élèves, mais vu ce qui se passe c’est du désordre ».

Par contre, d’aucuns sont fermes : « Dans notre établissement, le règlement est strict et dit que la tenue doit être cousue de la manière la plus simple, une chemise qui répond à la couleur et un pantalon bien cousu. C’est-à-dire, des bas de pantalon 21 ou 22cm. Pour les filles, c’est la jupe évasée bien longue accompagnée d’une chemise couvrant tout le corps. L’élève qui ne respecte pas cela est sanctionné », explique le censeur d’un collège.

Il ajoute et concède que : « ce comportement déviant incombe en grande partie aux parents d’élèves. Ils doivent suivre l’éducation de leurs progénitures. D’autres écoles attirées par l’appât du gain ne se préoccupent pas des écarts de leurs élèves ».

Cette problématique a une responsabilité partagée, enseignants et parents, élèves sont interpellées. Aux élèves à penser se discipliner pour être des exemples, des modèles à suivre.

Djimhodoum Serge.

Laisser un commentaire

SITUATION DU TCHAD

Confirmés : 860 

Guérisons : 770

Décès : 74

%d blogueurs aiment cette page :