Mardi 18 mai 2021

Société : N’Djamena, une destination aisée des immigrés ouest-africains

Ils sont couturiers, cordonniers, bouchers, bijoutiers, coiffeurs etc. ces immigrés camerounais, centrafricains, congolais, sénégalais, béninois, à s’installer au Tchad. Peu importe la raison de leur venue, la plupart d’entre eux trouvent leur gagne-pain en s’adonnant à différentes activités. Votre site vous relate leurs quotidiens.  

Salim Ndiaye est un immigré sénégalais qui s’est installé à N’Djamena, la capitale tchadienne. Il exerce le métier de cordonnier et réside au quartier Ambatta, dans le 7ème arrondissement de la ville. Dès 5h du matin, sa caisse de matériels en main, il sillonne  les quartiers à la recherche des clients. Il exerce ce métier depuis six années. Comme la plupart de ses compatriotes, Ndiaye s’est installé à N’Djamena de son propre gré, il y a douze ans de cela. « Avant de devenir cordonnier, je vendais de la viande grillée à Moursal. C’est un commerce qui connait du succès ici d’après ce qu’on m’a dit. C’est d’ailleurs la principale raison de ma venue. Mais je me suis rendu compte du contraire au fil du temps. J’ai arrêté parce que certains clients venaient manger et ne payaient pas », confie-t-il. Le métier de cordonnier lui permet de subvenir tant bien que mal à ses besoins. D’après lui, le plus important c’est sa famille vivant au Sénégal à qui il envoie la grande partie de ses revenus  chaque fin de mois. « Mes recettes journalières varient généralement entre 3000fr et 4000fr. De fois quand je suis chanceux je peux avoir plus de 5000fr », rajoute le cordonnier.

Jude Agonsa, sénégalais lui aussi est à N’Djamena depuis 11 ans. Il répare les téléphones, à l’entrée nord du marché central de N’Djamena.  « Je suis venu au Tchad en 2005, avec une société dont j’étais le chef technique. Après la société est tombée en faillite. Je suis reparti au Togo pour revenir en 2007 et je suis resté pour voir ce que le Tchad peut me donner de meilleur », déclare-t-il. Contrairement aux autres, le père de Jude vit au Tchad. Mais, il n’oublie pas sa mère qui est resté au Togo. Jude affirme : « on dit dans la vie, là où tu te sens à l’aise c’est chez toi. Moi je me sens à l’aise au Tchad donc c’est chez moi ».

Comme ces deux, ils sont nombreux ces immigrés  ouest-africains à se débrouiller dans la ville de N’Djamena. Un tour aux quartiers Moursal, Kabalaye, Chagoua ainsi qu’au marché central et au marché à mil permet de faire le constat. Si d’aucuns sont fugitifs des guerre, d’autres ne sont que des aventuriers. Une chose est sûre, au cœur de N’Djaména, des immigrés ouest-africains trouvent leur gagne-pain.

 

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