Société : le suicide de la jeune fille kenyane préoccupe la Fondation Tchad helping hands

Société : le suicide de la jeune fille kenyane préoccupe la Fondation Tchad helping hands

Le suicide de la jeune fille kenyane remet sur table la question de la gestion des menstrues qui est au cœur du combat de la Fondation Tchad helping hands.

Lors de la conférence de presse qu’a animée sa présidente Amina Priscille Longoh, la Fondation Tchad helping hands a exprimé ses regrets à la suite du suicide d’une jeune fille kenyane lié à la menstruation. En fait, elle s’est tâchée pendant ses menstrues et a fait l’objet de railleries de ses camarades. Elle s’est donnée la mort. «  Cette fille aurait réussi ses études, elle aurait pu devenir quelqu’un pour son pays, quelqu’un pour l’Afrique » a exprimé Amina Priscille Longoh. Cette nouvelle a bouleversé la Fondation Tchad helping hands qui à la base milite en faveur des couches défavorisées en général et en particulier des filles.

L’occasion pour elle de remettre sur table la question de la gestion des menstrues. Pour Amina, c’est inadmissible qu’une fille se tue pour des raisons des règles. Si cela a pu se produit, il est de la responsabilité des parents. Les intervenants ont tous souligné que c’est par manque de dialogue entre parent-enfant que ces choses arrivent. Ils ont tous demandé une sensibilisation immédiate à l’endroit des parents pour que le dialogue parent-enfant s’installe.

Dans son intervention, la directrice générale adjointe de la Maison nationale de la femme, Magnani Fatimé a relevé que la question de des règles reste encore un tabou au Tchad, par manque de dialogue entre parent-enfant. Les parents doivent causer de temps en temps avec les enfants surtout les filles au sujet lié à la  menstruation   « Quand la fille utilise un tissu sale pour ses règles cela crée des bactérie au niveau de son utérus. Mais elle ne sait pas et comme elle a peur d’en parler à ses parents, elle développe ces bactéries en elle », déplore-t-elle.

Pour le directeur de l’appui aux victimes de violence basée sur le genre Nangtoingué Beronel, ce problème lié à la stigmatisation touche tout le monde et cela n’est pas normal. « Le ministère de la femme est interpellé ainsi que d’autres ministères », lance-t-il.

La Fondation a profité de cette conférence pour présenter ses kids conçu à base du coton et bio pour apporter son soutien aux filles en situation difficile de se protéger pendant la période de menstruation.

Djimhodoum Serge, stagiaire.

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