Société : « la violence physique est la plus répandue de toutes les violences au Tchad », affirme Martine Dangar

Société : « la violence physique est la plus répandue de toutes les violences au Tchad », affirme Martine Dangar

En marge de la campagne 16 jours d’activisme pour la lutte contre les violences faites aux femmes, l’association « Voix des femmes » a organisé  le dimanche 25 novembre 2018 à la Bibliothèque Nationale du Tchad une conférence-débat sur la thématique « Oranger le monde ».

Les 16 jours d’activismes sont un rendez-vous d’échanges, de partages, et de la recherche de piste de solutions pour réduire la violence faite aux femmes. Initiés en 1991, les 16 jours d’activisme sont commémorés de par le monde. Chaque année, les Nations-Unies lance cette campagne le 25 novembre. Pour cette nouvelle édition, la couleur retenue est l’orange qui symbolise un monde meilleur pour les filles et les femmes, c’est ce qui explique l’appellation Orange Day.

Le Tchad à l’instar des autres pays a lancé sa campagne de lutte contre les violences faites aux femmes  le samedi 24 novembre 2018. Dans la déclaration de circonstance faite par l’intérimaire du ministre de la femme, de la promotion de la petite enfance et de la solidarité nationale, Achta Ahmat Bremé, par ailleurs ministre de l’aménagement du territoire, du développement de l’habitat et de l’urbanisme, 35% des femmes au monde subissent des actes de violence.

Au Tchad, la violence physique est en tête de liste. Pour Martine Danger, une panéliste, « la violence physique est la plus répandue de toutes les violences au Tchad ».   Après cette dernière, l’on fait état d’autres types de violences comme celles psychologique, institutionnelle, morale et autres.

Les zones rurales du Tchad sont les plus affectées par les violences de tous genres. « Beaucoup de femmes dans les zones rurales sont victimes de violence physique. Et je dirai que plus les femmes sont à l’école, plus elles évitent de la violence » déclare Martine.

La question de la violence dans le milieu scolaire n’est pas perdue de vue. Selon Amira, l’école est un véritable lieu de violence faite aux filles mais aussi un véritable lieu d’harcèlement et de discrimination à l’égard des femmes.

L’élaboration  d’une bonne politique et d’une bonne stratégie pour la réduction du taux de violence faite aux femmes mais aussi des lois et des textes ont fait l’objet d’un débat dans l’assistance.

Il faut relever que l’association « Voix des femmes » rend efficace et dynamique le rôle des femmes et leur participation dans la renaissance du Tchad. Elle  œuvre à travers la sensibilisation et formation de la femme et de la jeunesse en vue d’appuyer le développement et la promotion de la démocratie au Tchad.

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