Société : la levée du couvre-feu occasionne des agressions

Société : la levée du couvre-feu occasionne des agressions

La levée du couvre-feu, bien qu’elle ait suscité un ouf de soulagement après des mois de restrictions, occasionne aujourd’hui un regain d’insécurité. Les agressions, braquages, vols se sont multipliés.

Depuis la levée du couvre-feu, une des mesures de lutte contre la propagation du covid-19, l’insécurité est revenue de plus belle. Car avec le couvre-feu, les nombreuses patrouilles des forces de l’ordre ou celles en faction dans les grandes artères et rond-points de la capitale, avaient douché les ambitions des bandits qui sévissaient en masse. Le couvre-feu les avait fortement dissuadés. Mais depuis peu, avec sa levée, les agressions sont constatées, un peu partout. Les rues de Moursal, de Paris-congo ou Ardep-Djoumal ont renoué avec la violence.

Rentrant du travail aux environs de 21heures, un comptable d’un restaurant a frôlé la mort. Poursuivi et stoppé net par trois motocyclistes armés de couteau, le bonhomme s’est arrêté sur l’avenue Goukouni Weddeye et a laissé sa moto aux agresseurs. Heureusement pour lui, sa moto n’avait pas de phares donc les braqueurs l’ont abandonnée, affirmant que “c’est un vieux truc qui ne vaut rien (…)”. Ils partent en le dépouillant de son ordinateur, son portefeuille et son téléphone, après un passage à tabac. “La voie était déserte. Ni lampadaires ni flics comme avant avec le couvre-feu”, affirme-t-il.

Même chose pour une dame qui s’est fait arraché son sac contenant toutes ses pièces et de l’argent à seulement 19 heures au viaduc de Dembé.

Evelyne, venue retirer de l’argent à une banque en face du viaduc de Chagoua, a subi le même sort: son sac arraché avec menace à l’arme blanche.

Ces faits sont devenus récurrents.

“la levée du couvre-feu ne veut pas dire que la police doit déserter les grands axes et rond-points. Au contraire, elle doit faire son travail et accroître les patrouilles pour renforcer la sécurité car les agresseurs ne sont jamais partis. Le couvre-feu les a juste mis en congés. Là, ils reviennent”, constate un citoyen du nom de Doungous.

BACTAR Frank I.

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